Black’Mor Cronicles, second cycle : Les mauditsAnnée de sortie : 2011

Auteur : Black’Mor Elian/Carine M
Editeur : Drugstore



Collection : Beaux Livres
Format : 300 x 244 mm
96 pages
Façonnage: Cartonné
Date de parution : 23 novembre 2011
EAN/ISBN : 9782723484282


Après nous avoir fait découvrir les dragons de toutes les contrées les plus reculées et leurs fascinants modes de vie, Elian Black’Mor, journaliste et voyageur de l’étrange nous convie à une nouvelle traversée fantastique. Ou plutôt, il nous emmène, avec l’aide sa très talentueuse compagne Carine M, à la découverte de l’envers du décors des parcs londoniens.

Nous réalisons que ces poumons verts aux racines entrelacées, aux grilles entourées de ronces harmonieusement enroulées sont bien plus que des jardins zoologiques ou botaniques. Ils sont le réceptacle des précieux êtres de l’Outre Monde. Les enfants de Pan qui ont survécu à leur massacre programmé. Et sous nos yeux écarquillés, Carine M. fait émerger du fog noirâtro-verdâtre des licornes noires, un sylvain, des sirènes et des chimères…

Dès la couverture (à la calligraphie en relief, rien n’est trop détaillé pour faire un écrin à un tel ouvrage), le maître des lieux, le gardien du parc des chimères en personne, semble prêt à nous accueillir au milieu de son portail ouvert. Et cette ambiance donne bien le ton à l’ensemble du recueil, à ses illustrations d’influence victorienne. Esthétique patinée, présentation sous forme de vieilles affiches de spectacles ou de dossiers d’archives, tout est réuni pour piquer notre intérêt. Bien sûr ce sera chose faite, quasi instantanément. Mais il faut dire qu’on les guettait ces secondes chroniques après les délicieuses rencontres que nous avions faites avec les dragons oubliés !

J’apprécie vraiment toujours autant la qualité de l’univers et des illustrations développés dans les Black Mor’ Cronicles. Les ouvrir, c’est à coup sûr voyager, et l’on peut renouveler le plaisir indéfiniment. Pour moi, ce second opus s’assimile plus à un véritable art-book que le premier. Il s’avère moins informatif, mais plus romancé, et bien plus ténébreux.

Profitez donc sans compter votre temps de ses expéditions fabuleuses qui vous sont offertes dans le monde parallèle des enfants de Pan. Croyez moi, vous en passerez de longues heures à feuilleter ces pages faussement vieillies et d’une enivrante beauté.

Tiphaine