Outcast, 2 – souffranceAnnée de sortie : 2016

Auteur : KIRKMAN Robert - AZACETA Paul
Editeur : Delcourt



Collection Contrebande
Album cartonné/168pages Couleurs
Date de parution : 06/01/2016
ISBN : 978-2-7560-7705-5

Nous connaissons tous Robert Kirkman et sa passion pour la torture psychologique qu'il inflige à ses lecteurs, avec leur consentement renouvelé à chaque achat.
Le premier volume d'Outcast avait été une épreuve, le deuxième tome n'échappera pas à la règle.

Kyle Barnes est en proie à un doute des plus profonds sur l’utilité de sa mission avec le révérend Anderson.
Il faut bien dire que la situation est complexe, il s'agit de se confronter à Satan. Si Kyle Barnes aspire à la tranquillité, tous ceux qui croisent sa route ne l'entendent pas de cette oreille.
Et c'est au milieu de ce chaos que Kyle Barnes va essayer de ne pas perdre pied.
Les attaques physiques, démoniaques, sentimentales vont s'enchaîner pour te tenter de le faire sombrer une bonne fois pour toute.

Les raisons de cet acharnement sur ce pauvre Kyle Barnes? Vous trouverez la réponse à la lecture de ce deuxième volume d'Outcast.
Sans être une grosse révélation cela vous explique globalement l’intrigue, sans vous dire ce qui va se passer. Robert Kirkman s'en garde sous le coude, comme à son habitude.
La détresse de Kyle Barnes se retrouve dans tous les personnages d'Outcast. Le Révérend Anderson, qui se rattache à sa foi, connaît lui aussi des moments difficiles, qui laisseront des traces. Mégan va avoir sa dose de souffrance. Allison ne sera pas épargnée.
Si le banni le plus évident est Kyle Barnes, à la fin de votre lecture de ce tome intitulé « souffrance », vous pourrez vous poser la question de savoir si ce ne sont pas tous les protagonistes qui ont été interdits de bonheur.
La faute revient-elle à Kyle Barnes uniquement, comme il le pense ?
Le destin réserve bien des surprises, toutes aussi mauvaises les unes que les autres pour les intervenants d'Outcast.

Le dessin de Paul Azaceta, avec beaucoup de zones encrées de noir, s'attache aux gros plans. Ce qui souligne les expressions des visages tristes ou désabusés. Les yeux sont le miroir de l'âme, dit-on, vous allez ainsi plonger au plus profond de chaque personnage.
Les couleurs de Élisabeth Breitweiser sont très inquiétantes. Cette atmosphère des plus sombres, pour ne pas dire dépressives, qui se détache d'Outcast passe encore mieux grâce à cette mise en couleurs.

Cela pourrait décourager quelques lecteurs, j'en conviens. Mais ce serait dommage de passer à côté ce Comics hors norme. Une plongée dans les plus sombres recoins de notre triste monde est une expérience saisissante. C'est ce que vous offre Outcast.

Xavier