Bad Ass – Jack Goes To HellAnnée de sortie : 2018

Auteur : HANNA E./REDEC
Editeur : Delcourt



Collection : Contrebande
Album Cartonné/ pages couleurs
Date de parution : 3/01/2018
ISBN : 978-2-7560-8058-1

Nous savons tous que Dead End (Jack Parks) est un super-vilain très arrogant et très chanceux.
Mais il a connu, ce que nous pourrions appeler un petit passage à vide. Résultat : le voici en Enfer. Quoi de plus naturel avec la (belle) carrière qu’il a eu ? A tuer des gens à tour de bras, ce n’est pas le Paradis qui vous accueille en premier lorsque vous passer dans l’Autre Monde.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’Enfer où se retrouve Jack est un lieu de torture de tous les instants. A commencer par une belle petite phase d’ennui, suivi d’un dédale administratif qui pourrait bien prendre une éternité.
Mais lorsque l’on s’appelle Dead End, il est hors de question de se voir réserver autre chose qu’un traitement VIP. Notre assassin grande gueule n’a qu’une idée en tête : retourner sur Terre, dans le monde des vivants. Quoi de plus normal ? Sauf que la mort, a quelque chose d’irréversible…
Mais Jack est du genre persévérant. Et il va mettre à profit chaque petite occasion qui va se présenter à lui, au point de faire vivre un véritable enfer à ceux qu’il va croiser : un comble au royaume d’Hadès.

Un humour qui décape, des références dans tous les sens, à tel point que vous pourriez presque perdre le cours de l’histoire pour ne faire que décortiquer les cases et y trouver tous les clins d’œil qui y sont incorporés.
Herik Hanna s’est fait plaisir dans son scénario et les dialogues, c’est une évidence.
Tout le « charme » irrespectueux de Dead End est à l’œuvre dans ce Jack Goes To Hell. Il fallait oser pousser le bouchon aussi loin, mais rien ne fait réfléchir Jack. Il est buté, borné et acharné, comme jamais.

Tout a été soigné, y compris la bande originale (vous comprendrez vite lors de votre lecture), car rien n’est laissé au hasard en Enfer. Même si les rencontres auront l’air fortuites, il y a une sorte de logique à l’enchaînement des événements. Reste à savoir comment cette escalade va finir.

Le dessin et les couleurs de Redec sont un plaisir. Il y a toujours un minimum d’intensité dans chaque case. Et il y a du mouvement dans 95% de cas. Ce dynamisme provient presque à chaque fois de Jack. Véritable pile électrique ou bombe à retardement, Dead End n’en finit pas de courir dans tous les sens. Redec peut le mettre dans toutes les positions qu’il veut, il se passe à chaque fois quelque chose. Même quand il attend sur un banc, sa tête bouge en tous sens.

Cet épisode Spin Of de Bad Ass vous permet d’en appendre un peu plus sur ce qui s’est passé pour Dead End, avec une bonne dose d’humour acide, ce qui plaira aux fans de la série originelle.
Notons qu’un prochain spin of de la série est déjà annoncé pour 2018, toujours chez Delcourt.

Xavier