Infinity 8, 7- Et Rien pour finirAnnée de sortie : 2018

Auteur : TRONDHEIM L./BOULET
Editeur : Rue de Sèvres



Album cartonné/96 pages couleurs
Date de parution : 7 mars 2018
ISBN : 9782369812722

Le 6ème épisode de la série Infinity 8 avait été une surprise, car il respectait les codes narratifs de ses prédécesseurs avec l'apport de quelques nouveautés. Le 7ème tome est une véritable révolution.

Fini l'agente qui part en mission en extra véhiculaire pour en savoir plus sur la nécropole qui bloque le passage de l'Infinty 8. N'en déplaise au lieutenant Refo.
Nous allons faire la connaissance de Douglas, petit extraterrestre qui ne se pose pas beaucoup de questions sur son avenir. Un gars tranquille en quelque sorte, dont la vie va changer, sans qu'il s'en rende compte, le jour où il va recevoir d'un robot supra intelligent un pendentif, super port bonheur.
Mais Douglas est si tête en l'air, sauf pour Carine, qu'il va perdre ce talisman, qui lui sera redonné plusieurs fois. Si c'est pas avoir de la chance !
Après bien des détours et des rebondissements, Douglas va finir par se retrouver au coeur de l'histoire de l'Infinity 8. Et ce bien malgré lui. Mais comment échapper à son destin, qui semble contrôlé par des machines à la puissance de calcul fulgurante. De quelle manière va réagir le Capitaine?

Le moins que l'on puisse dire de ce 7ème volume, c'est que le scénario n'est pas des plus simples. Entre l'obligation de donner des informations sur la nécropole, sur l'explosion du vaisseau qui devait tout révéler dans le tome 6, et les références souhaitées des auteurs (pour ne citer que deux noms Douglas, pour Douglas Adams et Hal pour 2001 l'Odyssée de l'espace) qui empruntent autant à Albator qu'aux Tortues Ninjas, cela fait beaucoup. Hasard ou volonté des auteurs ? Les bonus vous en apprendront un peu plus.

Ce qui est curieux, c'est le choix de la couverture, qui anticipe les pages 70 à 72. Une sorte de gros spoiler en fait.
Tout comme le titre "et rien pour finir" ce qui pourrait être une sorte de mauvaise blague si ce volume avait été le dernier de la série. Heureusement il n'en est rien, le 8ème volume nous permettra de clore cette aventure, nous l’espérons, de la plus belle des façons.

Le dessin de Boulet cadre bien avec ces êtres curieux que nous allons rencontrer. Tous ont des têtes improbables, de vraies gueules de l'emploi. L'inspiration de Freezer (Dragon ball) et de l'axolotl par exemple donne un personnage haut en couleur, aux antipodes de Douglas, qui est la naïveté incarnée.

Ce tome 7 est en rupture sur bien des niveaux avec le reste de la série. Qui dit évolutions, dit surprises. Nous espérons qu'elles soient à la hauteur de nos attentes. Sur ce point nous pouvons faire confiance aux auteurs et à Rue de Sèvres.
"Et rien pour finir" En tant que tel, il n'est pas mon épisode préféré, malgré les nombreuses informations qu'il contient, mais savoir que les codes peuvent être abandonnés, nous fait augurer de bien belles choses pour le Grand final.

Xavier