Deadly Class T6, This Is Not The End Année de sortie : 2018

Auteur : REMENDER Rick/CRAIG Wes
Editeur : Urban Comics



Collection Urban Indies
Cartonné/136 pages couleurs
Date de parution : 23 mars 2018
ISBN : 9791026810094

Avec le 6ème volume de Deadly class, il est possible de dire que la boucle est bouclée.
Nous retrouvons les chapitres 27 à 31 ici. Et il va s'en passer des choses pour qu'à la fin, nous ayons droit à l'un des meilleurs cliffhangers de la série.

La situation est très tendue cette année à Kings Dominion. Les deuxièmes années qui ont pris le pouvoir sont de vils salopards. Ils maîtrisent l'information, mais ont pris la mauvaise habitude de se tirer dans les pattes. Que ce soit Viktor, Shabnam, Grogda, ou Petra, il n'y en a toujours un pour enfoncer l'autre. Surtout, être aussi nombreux au sommet de la pyramide n'est pas une bonne idée. L'endroit est trop exigu. Mais aucun n'est en mesure de tenir la position à lui seul.
Cela n'empêche pas les 1ères années de vouloir y faire leur place, en tout cas certains d'entre eux. Pour les autres, il faudra plier le genou et l'échine, encore et encore. Certains à cet exercice sont d'une souplesse incroyable. Ils sont manipulés avec dureté par les plus forts, qui ne font pas dans la dentelle.
À l'exemple de Quan, qui n'en finit pas d'avaler des couleuvres de la part de tout le monde! Saya de son côté est au fond des enfers. La vengeance dont elle fait l'objet, à l'initiative de sa propre famille, est terrible, surtout quand on découvre ce qui s'est déjà passé dans son enfance, grâce aux flash-back des premières pages.
De son côté Marcus a l'air de bien s'amuser (façon de parler). Mais cet apprenti assassin ne mérite pas encore de se la couler douce. Le destin lui a réservé quelques surprises.

Rick Remender a décidé de mettre un coup d'accélérateur à sa série. Il nous a présenté les nouveaux de l'année depuis quelques chapitres, les interactions avec les deuxièmes années ont eu lieu. Il est temps de rassembler tout ce beau monde. L'idée utilisée est bonne. Son architecture complexe est un plaisir à voir. Rien n'a été laissé au hasard. Et pourtant, tout menace de s'écrouler au moindre faux mouvement.
Certains vont avoir des surprises, la chute n'en sera que plus longue et douloureuse.

Wes Craig offre un cocktail explosif. Entre les "arrêts sur images" et ses cases dynamiques, vous aurez l'embarras du choix. La tension et la colère qui s'expriment sur les visages sont d'une intensité rare. La délicatesse et l'amour sont aussi représentés de façon très fine. De même pour la peur et le désarroi.
Tous ces sentiments ont en commun leur force. Car rien n'est fait à moitié dans Deadly class.

Avec en bonus de références dans tous les sens, que ce soit la musique métal de Helmut, les groupes gothiques de Pétra, ou le gobelet avec les pacman. Cela met bien dans l'ambiance.
Ces 6 chapitres relancent la série, qui devient plus dangereuse qu'un crotale.
Venez observer, comme Maître Lin, ces étudiants des arts létaux, leurs vies n'ont jamais autant tenu à un fil que maintenant.

Xavier