Massacre à la tronçonneuse Année de sortie : 2009

Auteur : ABNETT/LANNING/CRAIG
Editeur : Panini Comics/Wildstorm




Date de parution : 18 février 2009


ISBN : 2809406014


Tout le monde connaît l’horrible histoire de ‘Massacre à la Tronçonneuse’, ce film devenu culte de Tobe Hooper, réalisé en 1974. En 2006, sortait une prequel sous le nom de ‘The Texas Chainsaw Massacre: The Beginning’ réalisée par Jonathan Liebesman, avec un scénario simple et violent à souhait. Le comics scénarisé par Dan Abnett et Andy Lanning nous propose de nous replonger dans l’univers morbide et sadique de la famille Hewitt, avec des références à ces deux films.


Retour au Texas le 21 juin 1974. Une équipe d’agents fédéraux se rend à Fuller pour essayer de trouver des preuves qui permettraient relancer l’enquête qui a été clôturée un peu hâtivement sur plusieurs dizaines de meurtres. D’ailleurs pour l’agent Baines, c’est bien plus qu’une simple affaire non résolue… Sur place, pas la peine de compter sur l’aide des villageois trop peureux ou demeurés, ni sur celle de la police qui ne veut pas se salir les mains. Dans le même temps, une équipe de journalistes revient à l’abattoir Blair pour faire un reportage sur les sinistres événements qui s’y sont déroulés (référence au film de Jonathan Liebesman de 2006). Comme vous pouvez vous en douter, c’est une très mauvaise idée...


Tandis que les fédéraux trouvent un passage souterrain rempli de cadavres, les journalistes rencontrent un employé de l’abattoir. Les choses vont alors très très mal tourner pour tout le monde…


Le scénario de Dan Abnett et Andy Lanning est très proche des versions cinématographiques de la saga ‘Massacre à la Tronçonneuse’. Ultra percutant d’entrée de jeu, le comics va vous faire découvrir les futures victimes de la famille Hewitt. L’horreur est présente à toutes les pages. Que ce soit par la violence pure lors des scènes de massacre, sur les représentations de cadavres en décomposition ou lors de l’évocation des faits qui se sont déjà produits. La montée en puissance jusqu’à la chute finale va vous scotcher à votre siège et vous serez content de pouvoir reprendre votre souffle après avoir achevé votre lecture.


Le dessin de Wes Craig sert à merveille les ambiances malfaisantes et obscures de ce comics. Les expressions de visages montrent particulièrement bien les émotions ressenties par les protagonistes, qui sont la plupart du temps en train de crier de peur ou de rage. Les jeux d’ombre sont très bien utilisés pour rajouter à la noirceur du récit, avec des cases qui ne vont pas jusqu’au bord des pages, pour laisser plus de marges sombres. Comme pour réduire l’espace vital dans lequel survivent les journalistes et les agents du FBI. Le jeux de lumières sont également importants pour rendre un effet encore plus efficace (Le contre jour de Leather-Face sautant de camion au début, l’éclairage de la lampe torche ou les lumières qui se reflètent dans l’abattoir…) Tout est fait pour vous mettre encore plus mal à l’aise. Et cela fonctionne parfaitement.


Massacre à la tronçonneuse est ultra violent, ultra malsain, comme les films. Sans concession de la première à la dernière page. Une très belle et très sanglante réussite.

Xavier