L'esclave (Rai-Kirah 1)Année de sortie : 2012

Auteur : BERG Carol
Editeur : Folio SF



Collection : Folio SF n°415

Roman/624 pages

Traduit de l'anglais par Élisabeth Vonarburg

Date de parution : 26 janvier 2012

ISBN : 9782070442935

Folio SF publie en poche « l’esclave », premier tome de la trilogie Le livre des Rai-kirah précédemment édité chez Bragelonne. La traduction de cet excellent premier tome reste inchangée.
En revanche, on découvre l’illustration énigmatique de Bruno Wagner Yayashin pour cette nouvelle couverture. A la lecture du roman, vous verrez à quel point cette illustration est bien choisie mais je vous laisse faire la découverte par vous-même.

Mais revenons sur le roman.

L’esclave est le premier tome de la trilogie des Livres des Rai-Kirah de Carol BERG. Cette série de Fantasy dont les titres originaux sont "Transformation" paru en 2000, "Revelation" paru en 2002 et "Restoration" paru en 2004.

Je vous préviens tout de suite, lorsque vous commencerez " L’esclave " vous ne pourrez pas vous arrêter dans votre lecture. Le récit est passionnant de la première à la dernière page. Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu entre les mains un aussi bon roman de Fantasy.

L’intérêt principal de cette histoire vient du fait qu’il ne s’agit pas d’une quête initiatique avec un jeune apprenti qui est promis à une glorieuse destinée ou bien à la découverte d’un objet qui fait basculer la vie d’un être lambda en sauveur du monde.

C’est plutôt tout le contraire : Seyonne, un ezzarien agé d’une trentaine d’année, est esclave depuis 16 ans. Mais avant cela il a eu une vie. Et quelle vie ! Même s’il ne veut pas en parler et surtout pas s’en souvenir, vous soupçonnerez rapidement qu’il n’était pas un moins que rien. Mais pour l’instant, il est devenu l’esclave d’un nouveau maître : Aleksander, le fils de l’empereur Derzhi, qui doit prochainement être officiellement déclaré héritier. Les dezhis sont des guerriers qui n’aiment pas les ezzariens et leur magie. Raison pour laquelle ils les "purifient" grâce à un rituel particulièrement violant et traumatisant qui fait perdre tout pouvoir à leurs prisonniers.

Depuis sa capture, Seyonne n’est plus que l’ombre de ce qu’il était. Son seul talent est de savoir lire et écrire. Cela lui permettra de survivre en tant que scribe d’Aleksander. Son nouveau maître est très capricieux, violent et exigeant. Pourtant, lorsque Seyonne va faire une découverte terrifiante, il devra trouver un moyen de se faire entendre de son maître. Mais comment se faire écouter d’un Prince alors qu’un esclave qui ouvre la bouche sans y être autorisé se retrouve fouetté et mis au cachot plusieurs jours … s’il a de la chance.

Seyonne devra trouver un moyen, car l’avenir de l’empire est en jeu. Face à lui, les intrigues politiques sont nombreuses. Il devra faire preuve de finesse et de force. Bien qu’il se répète régulièrement "ce qui arrive arrive", Seyonne va devoir infléchir le vol de la flèche du destin et combattre ses vieux démons.

Cette trilogie commence de la meilleure des façons possibles : des personnages très charismatiques dans tous les camps en présence. Plusieurs intrigues qui se déroulent en même temps. Avec des actions de vengeance, de la perfidie, de la malice et des trahisons.

Si certains passages ne sont pas surprenants, peu importe, justement il fallait que l’histoire prenne cette orientation. Et un peu plus tard dans le récit vous ne vous attendrez pas à un tel revirement de situation.

Ce savant mélange de confirmation de vos soupçons et de surprise fait de L’esclave un roman qui vous donnera envie d’en savoir plus et de pouvoir vous replonger dans le monde créé par Carol BERG le plus vite possible.

Si les deux prochains tomes sont aussi bons, cette trilogie trônera en très bonne place dans votre bibliothèque.

Un roman magique.


Xavier