La Dame en noirAnnée de sortie : 2012

Auteur : HILL Susan
Editeur : l'Archipel



Roman couverture souple/224p.
Date parution : 8 février 2012
ISBN : 9782809805734

Arthur Kipps homme mur subit l’influence de la météorologie sur son humeur. En cette veille de Noël, il reste réservé. Mais ce qui va particulièrement l’émouvoir, c’est l’insistance de ses beaux-fils à raconter des histoires de fantômes pour perpétuer la tradition. Après son refus, Arthur se rappelle avoir lui même vécu une aventure effrayante lorsque, tout jeune notaire, il était allé régler les affaires liés au décès d’une veuve, Alice Drablow. Le jour même des obsèques, Arthur fit la connaissance d’une curieuse personne aux traits émaciés et blanchâtres, la Dame en noir.

Une fois n’est pas coutume, malgré sa première publication en 1983 et l’adaptation à succès faite pour le théâtre dès 1989, j’ai lu ce roman après avoir vu l’adaptation cinématographique (sortie française le 14 mars 2012) qui en est inspirée. Le moins que l’on puisse dire c’est que la narration des événements y est fort différente, de même que la fin.
Autant le dire, j’ai vraiment accroché au film et j’en ai préféré le traitement en comparaison au roman. Cela est plutôt rare et je vais donc en expliquer les raisons. En tout état de cause, je pense que pour apprécier pleinement l’histoire racontée par Susan Hill, il faut la lire avant de voir le film.

Ce roman reprend donc les classiques des récits fantastiques avec un fort accent mis sur les ambiances sonores (décrites noir sur blanc sur le papier). Cela dit il manque des détails sur les motivations de la Dame en Noir. Mais surtout, Susan Hill choisit de nous donner des explications seulement dans les vingt dernières pages du roman. Sachant que cela s’ajoute au dénouement qui prend quelques pages, on remarque un déséquilibre entre l’action et ses motivations avec une conclusion hâtive et pas forcément en accord avec ce qui a été expliqué précédemment. Il existe un lien, bien sûr, mais pas si pertinent.

Le roman est raconté à la première personne par Arthur Kipps qui se souvient d’événements révolus. Cela contribue aussi à faire baisser la pression car l’on sait que, quoiqu’on lise, le récit appartient au passé.

La Dame en noir reste un roman fantastique plaisant à lire avec quelques bonnes vieilles ficelles du genre qu’on aime à retrouver. Il faut impérativement le lire avant le film sous peine d’être déçu car le rythme de l’écrit est bien moins soutenu que celui des images.


Tiphaine