Un remède à la mélancolie Année de sortie : 2012

Auteur : BRADBURY Ray
Editeur : Folio SF



Folio SF N°429
Traduit de l'anglais par Jacqueline Hardy
320 pages
ISBN 978 207 044 738 1
Parution le 31-05-2012

La publication chez Folio SF d’Un remède à la mélancolie de Ray Bradbury coïncide malheureusement avec son décès (le 05.06.2012). De ce fait, le titre de ce recueil est des plus appropriés. Comment ne pas souffrir de la perte de l’un des plus grand auteur de Science Fiction (site officiel : lien ici, wikipedia : lien ici) ?

Dans cet ouvrage, vous pourrez mesurer une nouvelle fois l’étendue intergalactique de son talent. Car les textes ont été publiés pour la première fois en 1959 avec une révision en 1987. Et encore aujourd’hui, ils conservent tout leur intérêt, toute leur pertinence.

Je ne vais pas vous décrire chaque texte, car ils sont nombreux. Je préfère mettre en lumière ceux qui m’ont le plus touché, même si l’ensemble du recueil est d’égale qualité.
Commençons par le texte qui donne son illustration à Un remède à la mélancolie : Le dragon. Tout débute tranquillement, avec facilité. Au point que vous pourriez vous demander si Ray Bradbury n’est pas simplement en train de vous enfumer. Mais attendez encore quelques pages et lorsque vous lirez les toutes dernières lignes, vous marquerez un temps d’arrêt. Quelle idée bien trouvée ! Quelle finesse ! Et quel bonheur de lecture…
L’odeur de la salsepareille est également très beau. Cette invitation au voyage et à l’imagination va vous transporter. Le choc entre la magnificence de ce que vit William dans le grenier et le quotidien de son épouse Cora est de plus en plus brutal. Vous retrouverez un peu de vous-même dans les deux personnages. Vous vous prendrez d’affection pour eux. Vous aurez de ce fait envie de les rejoindre.
Le rêve de fièvre vous rappellera quelques souvenirs à n’en point douter. Pour qui a déjà été fiévreux a déjà expérimenté ce genre de situation. Peut-être pas de façon aussi extrême que Charles, mais tout de même.
Quant à nouvelle Un remède à la mélancolie lui-même, il est rempli de poésie et de douceur.

C’est ce qui fait tout le charme du style de Ray Bradbury. Au-delà du plaisir obtenu au travers de très agréables récits, ce sont de véritables sensations qui vous sont transmises à travers chaque mot. Comme si les phrases se transformaient en formules magiques pour vous projeter au cœur de l’aventure. Vous ressentez, vous vivez, vous réfléchissez comme les protagonistes de chaque nouvelle.

Ray Bradbury a toujours su trouver les mots justes. Ces mots qui désormais seront autant de réconfort pour apaiser votre peine de le savoir disparu. Ils seront un remède à la mélancolie.


Xavier