Il y a un robot dans le jardin Année de sortie : 2017

Auteur : INSTALL Deborah
Editeur : Super 8



Broché/352 pages
Disponible en version numérique
Traduit de l’anglais par Clara Gourgon
Date de parution 12 janvier 2017
ISBN : 978-2-37056-076-6

Ben et Amy ne se comprennent plus. Perpétuellement agacés l’un par l’autre, ils ne cessent de se faire des reproches. Se parlent de moins en moins. Et puis, la goutte d’eau qui va tout faire déborder survient de façon pour le moins insolite.
Dans ce monde dans lequel les androïdes multifonctions et high tech sont légions, un robot atypique et avare de parole vient squatter le jardin du couple. Moche, rouillé, et avec un comportement qu’on trouverait proche de l’autisme pour un humain, il reste là, à observer les chevaux du champ voisin.
Dans un premier temps, Ben se montre seulement intrigué. Mais bien vite il se sent investi d’une mission : retrouver le propriétaire du robot et lui permettre d’être réparé, quitte à traverser les océans pour cela. Amy, quant à elle, y voit le motif ultime pour demander le divorce.

Il y a un robot dans le jardin est un roman SF original où viennent se greffer des éléments d’analyse sociale essentiels, comme la gestion du deuil ou le désir d’enfant et son impact sur le couple.
Il s’agit surtout d’un extraordinaire voyage initiatique (quoique tardif) pour le personnage principal, Ben. Ce dernier commençant l’aventure sans aucun but pour son avenir et l’achevant avec une idée précise de la ligne de vie qu’il veut tenir.

On est en présence d’un véritable « roman de route/road novel » (par extension du genre cinématographique « road movie ») dans lequel le personnage principal sillonne le globe. Il cherche d’abord l’identité et le mode d’emploi de son robot mais bien vite sa propre personnalité.
Le voyage est riche, rempli de surprises plus ou moins agréables. Le lecteur ne s’ennuie jamais. Il éprouve même une véritable sympathie à l’égard de l’étrange duo homme-robot de ce récit. L’écriture est plaisante (malgré de légers soucis de traduction dus à des jeux de mots très spécifiquement anglophones). L’ensemble de l’aventure est ponctué d’une multitude de situations rigolotes ou d’allusions humoristiques (et très britannique).
L’homme gagne autant en personnalité que son compère robot. Les voir évoluer ensemble, franchir les différents obstacles qui s’opposent à eux sont autant d’opportunités qui les font grandir tous les deux.

J’ai bien envie d’écrire que Il y a un robot dans le jardin est aussi un « feel good book ». On ressort de sa lecture avec le sourire et peut-être le sentiment d’avoir un peu grandi, tout comme les héros de cet insolite périple.

Tiphaine