La Tour Sombre Tome 1 – Le Pistolero (Livre Audio)Année de sortie : 2017

Auteur : KING Stephen
Editeur : Gallimard Audio



Collection Ecoutez Lire, Gallimard
Lu par Jacques Frantz
Contient 1 CD audio au format mp3.
Durée d'écoute : environ 9 h
Date de parution : 22/06/2017
ISBN : 9782072706752

La Tour sombre est une série de 9 romans de Stephen King.
C’est aussi un film qui sortira le 4 août 2017

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Les éditions Gallimard ont décidé de sortir les 2 premiers tomes en version livre audio le 22 juin 2017.
C’est l’occasion de revenir sur cette série publiée en anglais en 1982, 1991 pour sa traduction française, mais dont l’écriture remonte à 1970 pour Stephen King.

Dans Le Pistolero, nous allons commencer à nous familiariser avec un univers fantastique dont nous n’aurons qu’un petit aperçu. Ce que nous allons découvrir dans un premier temps c’est Roland, qui est le dernier pistolero. En quoi consiste cette charge, mystère, mais il a une mission : retrouver l’Homme en Noir. Pour quelle raison ? A quoi cela va-t-il lui servir ? Beaucoup de questions restent souvent en suspens, mais ce n’est pas le plus important en réalité. Roland doit continuer sa quête, sa traque, il l’a promis et rien ne doit le faire dévier de cette voie. Même s’il marque quelques pauses, comme dans la ville de Tull, le Pistolero reprend toujours sa route. Avec sa mule ou à pieds peu importe, il doit avancer et faire face à sa destinée. A moins que le but de tout cela soit tout le contraire…

Dans ce monde entre western et post-apocalyptique avec des éléments de magie, nous ne savons pas qui tire les ficelles. Tout le monde est manipulé, c’est une certitude, mais comment et pourquoi, c’est à tenter de découvrir. Sauf à ce que ces contraintes ne soient qu’illusions et que le Pistolero soit capable de se forger son propre destin. L’Homme en Noir profite de cela, le Pistolero le sait et le lecteur le sent.
C’est ce jeu incessant entre certitude et doute qui attire la curiosité. Tout comme Roland vous voudrez savoir, vous voudrez avancer pour avoir le fin mot de l’histoire.

Comme vous arrivez au milieu de cette histoire, sans véritable présentation, vous en apprendrez un peu plus, par petite bribe, en fonction de questions posées, des souvenirs évoqués. A vous de reconstituer le puzzle pour vous faire votre propre tableau de la situation.
Rien n’est simple dans la Tour Sombre, rien n’est définitif. Il y a tant de possibilités, tant de choses à explorer et dans le même temps, il y a comme le pressentiment que tout est déjà fini. Une sorte d’équilibre parfait au milieu d’une explosion.
Le monde dur, façon Far West donne une saveur et une ambiance très spécifiques à ce premier volume de La Tour Sombre. Vous savez que tous les personnages en bavent au quotidien, qu’il faut avoir la peau dure et un sacré caractère pour s’accrocher à la vie dans un endroit pareil. Cela donne encore plus de valeur aux actions réalisées. Rien n’est fait à la légère dans un lieu comme celui-ci.
Et lorsque vous ferez la connaissance de Jake, votre imagination pourra extrapoler jusqu’à la folie. Vous aurez toujours envie d’aller un pas plus en avant. Vous voilà pris dans le récit, vous marchez désormais aux côtés du Pistolero, près pour de nouvelles aventures hors normes.

La lecture de Jacques Frantz est très bonne. Sa voix, très profonde, force le respect. Homme le théâtre, doubleur pour le cinéma… Il sait incarner tous les personnages sans avoir à produire de grosses modulations dans la voix, ce qui est remarquable.
Son timbre pour la narration est toujours reconnaissable, ce qui permet aux dialogues de se détacher à coup sûr. Surtout Jacques Frantz sait mettre de l’intensité quand l’action le réclame. Vous en aurez de beaux aperçus dès la première partie, dans la ville de Tull. Cela se retrouvera par la suite, dans d’autres circonstances que je ne révèlerai pas ici.
Ce sont ces changements de rythmes, cette énergie qui transforment la lecture en déclamation, voire en cris et qui donne un relief attractif au livre audio. Votre écoute est ainsi facilitée. Elle est aussi bien accrocheuse.

Le texte de Stephen King est bon, la lecture de Jacques Frantz tout autant. Une belle combinaison de savoir-faire.

Xavier