IdentitésAnnée de sortie : 2009

Auteur : CHENU Lucie, Dir.
Editeur : Glyphe




Glyphe imaginaire


26 textes/420 pages


Date de parution : 25 mars 2009


ISBN 978-2-35285-058-8








Sommaire :





Lucie Chenu. Carte d’Identités (Préface)





1. Identités meurtri(èr)es


Jean-Pierre Andrevon. Étrangers !


Jess Kaan. La Fourmilière, mon pied et le Tupic


René Beaulieu. Oncle Franz


Pierre-Alexandre Sicart. Temps métisse


Jérôme Noirez. L’Exécrable


Jean-Michel Calvez. La Bonne Aventure


Jean Millemann. Fils du vent, voleur de poules


Claude Mamier. La dernière charge des Fées noires


Claude Ecken. Dernier vol pour Zoutoul





2. Identités miroirs, identité mémoire


Alain le Bussy. La Sloche


Michèle Sébal. Constance Lolita


Antoine Lencou. Droit du sang


Sylvie Miller & Philippe Ward. La Belle au poids mordant


Li-Cam. La frontière de Tamika


Pierre Gévart. Résurrection


Orson Scott Card. Le Réceptacle


Lionel Davoust. Bataille pour un souvenir





3. Miroirs brisés, puzzles éclatés


Constance Bloch. APE


Carl Louvier. L’arrogance des fourmis


Denis Labbé. Plastic Doll


Sophie Dabat. Démence, jouissance, délivrance


Ludovic Lavaissière. Kainsmal


Estelle Valls de Gomis. Tout le monde aime Benedict Valdèz


fredgev. Lagavulin


Léo Lamarche. Je ne t’oublierai jamais


Tepthida Hay. Craignez les foudres du fantôme grincheux


Lucie CHENU nous propose à travers cette anthologie de vingt-cinq textes et une chanson d’explorer les identités. Identités bien souvent synonymes de carnages. Pour les auteurs de cette anthologie, l’identité est en effet bien plus souvent destructrice que constructive. La première partie sur les identités meurtrières s’avère d’ailleurs trop versée dans l’anarchie et la dénonciation à mon goût, plongeant parfois même dans des clichés trop souvent visités. Les deux autres parties, m’ont paru bien plus agréables et intéressantes à explorer. Mais n’est-ce pas là la force et la faiblesse d’une anthologie, recueil skyzophrène, bien souvent en quête d’identité littéraire du fait de la diversité des auteurs, des styles et des inspirations ? Ce recueil a le mérite de proposer beaucoup de textes et même une chanson, ce que nous apprécions particulièrement à l’Autre Monde considérant les liens tenus existants entre écriture et musique. Il offre une place à un nombre conséquent d’auteurs, certains bien connus d’autres en devenir. Dernière petite réserve, les textes tournent un peu trop autour de la psychose qui en devient légèrement banal (et c’est inquiétant) et un certain nombre sont trop peu « imaginaires ». Mention spéciale tout de même au très émouvant (et plutôt ancré dans la réalité) texte de Léo LAMARCHE, habituée des ambiances noires hyper glauques, qui nous offre une magnifique ode à une grand-mère qui perd sa mémoire. « Bataille pour un souvenir » de Lionel DAVOUST, en plus d’être très bien écrit, s’avère savoureux d’originalité. L’ogresse qui veut devenir aussi belle qu’une elfe dans « la belle au poids mordant » interpelle beaucoup également et offre au lecteur une bonne dose d’humour noir. La Tamika de LI-CAM, très SF, propose aussi une autre vision identitaire très à propos. En bref, on rencontre dans cette anthologie, des adolescents, des gens du voyage, des personnes âgées, des fantômes, des monstres, de nouveaux peuples investissant d’autres planètes, des femmes bafouées, des enfants abîmés… et une authentique ode au psychopathe de fiction Dexter Morgan. Un melting pot identitaire donc, où chacun peut se retrouver ou en tout cas rencontrer une part de soi. Si affirmer son identité reste toujours difficile et semble souffrance dans la majorité des textes, on se met à espérer une seconde anthologie où l’affirmation de soi serait corrolaire d’un message de paix.

Tiphaine