Flammagories, hommage à Nicholas LensAnnée de sortie : 2010

Auteur : Collectif
Editeur : Argemmios éditions




Recueil de nouvelles broché/242 pages


Illustration de Couverture : Alain VALET


Date de parution : février 2010


ISBN : 978-2-9530239-4-7


On entre dans « Flammagories » en contemplant la jolie couverture d’Alain Valet. Elle porte en elle les promesses d’un voyage, sans doute brûlant, peut-être délicat, résolument musical. Et c’est exactement cela que l’on trouvera : toute la diversité des inspirations des quatorze auteurs qui se sont prêtés au jeu de ce doublé musical et scriptural.


A l’origine du recueil, une œuvre du compositeur belge contemporain Nicholas Lens intitulée « Flamma Flamma », le requiem du feu. Vincent Corlaix et Olivier Getchter, envoûtés par les notes passionnée de cette œuvre pensent alors à rassembler des auteurs autour d’elle. « Flammagories » regroupe donc les textes inspirés par chacun des morceaux de « Flamma Flamma ». Chaque écrivain a choisi son titre préféré (présenté en latin avec sa traduction française entre parenthèses dans le recueil) et en a tiré un récit.


Si le fil conducteur du recueil est bien évidemment le feu, les auteurs ont fait preuve d’une grande diversité dans le choix de leurs nouvelles. Tantôt SF (Xavier Dollo, Julien Fouret), tantôt aux limites du social (Jean Michel Calvez, Jess Kaan), parfois s’immergeant dans la fantasy (Lucie Chenu) d’autres fois évoquant des mythes et légendes d’autres lieux (Nathalie Dau), l’ensemble s’avère aussi parfaitement hétérogène que le nombre d’intervenants.


Il fut difficile pour moi de m’immerger dans l’univers musical de « Flamma Flamma » (écoutable gratuitement sur internet ; mais on se prend à rêver d’une édition spéciale de « Flammagories » comportant le disque, un peu à la manière de la très bonne collection jeunesse d’Argemmios « bouts d’cailloux »). Je me suis donc plus naturellement tournée vers certains auteurs. Reste une qualité d’écriture indéniable sur l’ensemble des nouvelles.


Gros coup de cœur pour « Tegite Specula » (couvrez les miroirs) de Lionel Davoust. Sa fougueuse héroïne qui organise coûte que coûte le bal qui conservera le prestige de sa famille, malgré le cadavre de son père qu’elle conserve comme consultant dans la bibliothèque, fait face à toutes les ambitions de ses voisins, avec une rare force apportée par le désespoir. Le texte est magistral. Décidément, l’auteur n’a pas fini de nous étonner et de nous ravir.


Tiphaine