Comme des fantômes, histoires sauvées du feuAnnée de sortie : 2011

Auteur : COLIN Fabrice
Editeur : Folio SF




Collection Folio SF n° 400


Recueil de nouvelles 480pages


Illustration de couverture : Bastien L.


Date de parution : 27 mai 2011


ISBN : 9782070439980








Le talent de Fabrice Colin n’est plus à prouver. Son goût des détournements et ses facéties littéraires non plus. Ce recueil de nouvelles sauvées de l’incendie où aurait péri l’auteur commence donc par une nécrologie. Fort singulière, celle-ci nous détaille la vie (et la mort) de Fabrice Colin d’un point de vue inattendu. Nous y découvrons un profil psychologique fragile et un collectionneur d’objets absurdes.





Viennent ensuite les fameuses nouvelles, seules survivantes des flammes. Toutes introduites et remises dans un contexte à la réalité douteuse, elles montrent le fort penchant de Fabrice Colin pour les faux hommages. Les personnages de contes y ont une personnalité aussi tortueuse que notre auteur disparu. Les univers développés sont assez glauques et toujours totalement décalés avec l’image qu’ils peuvent donner habituellement. Les doux rêveurs ne retrouveront certes pas la naïve candeur de Peter Pan ni la fraîcheur d’Alice Liddell. Mais ils seront néanmoins plongés dans un monde parallèle, aux tournures diablement travaillées et au style impeccable.





L’ensemble vous fait bien comprendre à quel point la littérature de genre est à part. Mais aussi quelles sont les immenses possibilités imaginatives qu’elle offre au lecteur qui lui accorde sa confiance. Pour être convaincu, il vous suffit de lire la première nouvelle avec ce pauvre auteur méprisé par son éditeur qui ne veut plus cautionner des textes avec des créatures imaginaires.





Si ces textes existaient bel et bien avant d’être ici rassemblés (certains sont présents sur des anthologies à thème), le recueil présente une belle cohérence autour de cette espèce d’image uchronique de Fabrice Colin. Il a le mérite de rassembler des nouvelles de cet auteur, ce qui nous permet d’en apprécier une fois de plus le(s) style(s) d’écriture(s).





Tiphaine