La Fille sans passé (Roman)Année de sortie : 2018

Auteur : EVERETT Sarah
Editeur : Castelmore



Moyen format broché/480 pages
Dès 15 ans
Traducteur : Elsa PELLEGRI
Crédits Photo : ©Shutterstock
Date de parution : 14/03/2018
Isbn : 978-2-36231-301-1

De retour d'un concert, Addisson croise le sourire d'un souriant garçon roux, trois sièges devant elle dans le bus presque vide qui la ramène chez elle. Peu de temps après survient l'accident sur la route extrêmement glissante. Addie se cogne fortement la tête et se réveille à l'hôpital, a priori sans séquelles mais à surveiller. Pas moyen de retrouver le garçon du bus. Or, le jeune homme réapparaît de nombreuses fois les jours qui suivent. Mais seule Addie semble le voir et interagir avec lui. Pas moyen d'obtenir son nom ni des infos sur lui. En revanche, des odeurs et des sensations sont bien présentes. Ne souhaitant pas en parler à ses parents, Addison se résout à consulter dans la clinique spécialisée sur les troubles de la mémoire. Quand elle s'y rend, elle découvre que l'établissement est surtout voué à effacer des souvenirs plutôt qu'à traiter les amnésies. Pire, des membres du personnel semblent la reconnaître alors qu'elle est persuadée de venir là pour la première fois. Et si ce garçon n'était pas une simple hallucination? Si elle l'avait réellement connu? Qu'aurait-elle oublié d'autre?

La Fille sans passé est à la fois une romance et un récit d'anticipation sur les manipulations de la mémoire. L'héroïne souffre des tourments habituels de l'adolescence. La narration est découpée de manière à ne pas fonctionner en flashes back mais en chapitres avant ou après l'accident. Ainsi, à travers les chapitres « avant » on découvre peu à peu ce qui s'est passé, tandis que l'héroïne elle même n'en a aucun souvenir. Dans les chapitres « après », on suit la façon dont elle part à la recherche de sa mémoire perdue. Ce choix narratif est plutôt bien trouvé et colle très bien avec le récit. Le fait que le narrateur s'exprime à la première personne donne également plus d'implication pour le lecteur.
En revanche, je suis très choquée par l'énorme erreur de conjugaison récurrente dans cette version française. Le passé simple à la première personne pour les verbes du premier groupe se termine en « ai » et non en « é » comme c'est systématiquement le cas dans le livre. C'est vraiment fort dommage surtout pour un livre destiné au lectorat adolescent.

Tiphaine