City Hall Tome 1Année de sortie : 2012

Auteur : GUERIN Rémi/LAPEYRE Guillaume
Editeur : Ankama



Collection : manga
192 pages NB
Date de sortie : 14 juin 2012
ISBN : 978-2-35910-312-0


Dans le monde alternatif de City Hall, il ne reste plus aucun matériau pour créer des manuscrits. Le papier a disparu de même que les outils scipteurs. Les lecteurs se contentent donc de format numérique.
Tout cela a une explication très simple : chaque mot ou ligne couché sur du papier prend irrémédiablement vit dans ce monde.
Or un terrible criminel a su retrouver des feuilles capables de recueillir sa graphie et il ne veut qu’une chose : dominer le monde grâce à une débauche de violence.
Les forces de polices de City Hall, rapidement dépassées par cette horrible menace, font alors appel à deux étranges sauveurs londoniens : le jeune écrivain Jules Verne et son associé, fin analyste, Arthur Conan Doyle. Les deux auteurs, n’ont pas encore acquis la renommée que nous leur connaissons. Mais leur imagination pourrait contrecarré les plans d’écriture de l’infâme et érudit Black Fowl.
Ils devront aussi compter sur l’aide de la féministe américaine Amelia Earhart, qui cache bien des choses mais possède de bonnes aptitudes de combattante.

A la pointe de la mode steampunk, City Hall a ravi les spectateurs sur l’impressionnant stand de dédicaces qui était consacré à la série à Japan Expo/Comic On 2012. ( lien vers notre compte-rendu de l’événement )



Avec ce nouveau manga français, un triptyque, les éditions Ankama frappent donc de nouveau très fort.
Les dessins sont très travaillés, avec des cases extrêmement détaillées et des personnages diablement charismatiques. On se retrouve avec un beau mélange (complètement improbable) de personnalités diverses (Al Capone, Jules Verne, Malcom X, Amelia Earhart, Conan Doyle…) qui fonctionne de manière détonante. De plus, les armes et les costumes au design alambiqué mais inspiré d’une fin de XIXème siècle obsédé par les machines, sont du plus bel effet. On pense parfois à Full Metal Alchemist et d’autres fois à des mangas plus « industriels » comme steamboy. Mais City Hall possède surtout sa propre originalité.

Côté narration, l’histoire est rythmée, avec quelques pointes d’humour, des scènes d’action impressionnantes et une présentation de rigueur des personnages et du contexte.
Pas le temps de s’ennuyer donc.

En plus, on profite avec plaisir des petits « bonus » sympathiques souvent offerts dans les ouvrages Ankama. Pour ce premier tome de City Hall, il s’agit d’une première page blanche encadrée pour se faire faire une jolie dédicace et de pages finales dédiés à des fan arts d’auteurs ayant donné leur vision graphique des héros.

J’ai particulièrement apprécié les citations d’auteurs célèbres en entête de chaque chapitre. Toujours choisies à propos, elles confèrent un côté érudit à ce manga.

Une belle découverte à ne pas manquer.

Tiphaine