FrankensteinAnnée de sortie : 2014

Auteur : ITÔ Junji
Editeur : éditions Tonkam


ITÔ JUNJI KYOFU MANGA COLLECTION©JUNJI ITÔ/THE ASASHI SHIMBUN COMPANY

Collection : intégrale des 10 premières années de Junji ITÔ
Couverture souple/202 pages NB
Format : 150 x 210 mm
Date de parution : 12/02/2014
ISBN : 978-2-7560-5561-9

Alors qu’il tente une expédition vers le Pôle Nord, l’explorateur Waldon aperçoit un géant conduisant un traîneau au loin sur la banquise. Un peu plus tard, il recueille à bord de son brise glace un second conducteur de traîneau, Victor Frankenstein. Ce dernier va raconter son histoire, et celle du géant monstrueux qu’il a créé.
Au fil du récit, on découvre la vanité du créateur et l’horreur des expériences pratiquées. Puis les assassinats commis par la créature. Aucune rédemption ne semble possible pour le savant qui se meure.

Cette adaptation du roman de Mary Shelley par Junji ITÔ s’avère vraiment très fidèle, notamment dans la mise en abîme des récits. On se retrouve bien avec les différentes étapes du roman originel, à savoir le récit de Waldon qui écoute Frankenstein qui lui-même a recueilli les impressions du monstre.
Une certaine liberté est toutefois prise par l’auteur concernant les relations de Frankenstein avec les membres de sa famille. Ainsi que pour l’identité du meilleur ami de celui-ci.
Mais au global, la narration respecte l’histoire originale plus fidèlement que la plupart de la foule des adaptations sur le même thème.
Pour le coup, les fans de Junji ITÔ pourront être déroutés par cette œuvre, qui manque de l’originalité dont fait habituellement preuve l’auteur dans le manga horrifique.

Les illustrations sont très épurées et représentent plutôt bien les ambiances gothiques malgré une quasi absence des décors de fond. On pense à des animés comme « Princesse Sarah » (Shōkōjo Sēra) pour l’élégance des personnages et les tenues soignées.
Le style de l’auteur est bien présent, notamment sur les passages avec la créature (lors de son horrible conception puis de sa « vie »).

En fin d’ouvrage, on retrouve deux courtes nouvelles. La première Funérailles de poupées sanglantes est assez glauque et puissante. Titillant nos angoisses, avec toujours ce trait inimitable de Junji ITÔ.
En revanche, je conseille d’éviter formellement la seconde qui traite de l’attirance d’un gamin pour des crottes en plastique !


Tiphaine