Draw, vol.2Année de sortie : 2016

Auteur : ABENO Chako/OKUSE Saki
Editeur : Delcourt



Collection : Delcourt/tonkam Seinen
224 pages NB
Date de parution : 6 juillet 2016
ISBN : 978-2-7560-7643-0

Mai est la pire des sorcières semble-t-il. Contrairement à Dorô qui n'est là que pour aider les personnes à mourir, Mai les propulse dans l'autre monde sans état d'âme. Pire, elle le fait sans se poser de question. Elle pourrait au moins y trouver un certain plaisir malsain, mais même pas. Elle tue sans distinction les hommes et femmes qu’elle rencontre. Mais sans provoquer une hécatombe qui la ferait repérer en un rien de temps.
Cela s’explique par le fait que Mai est une fine calculatrice. Ce n'est pas pour rien qu'elle a ramené d'entre les morts Gotô.
Lorsqu'ils l'apprennent, Kai et Dorô savent qu'ils doivent intervenir. Si Kai est pour le moins désemparé, Dorô ne s'en laisse pas compter. Elle va même pour cela bousculer ses habitudes et ses garde-fous. Elle va vouloir s'intégrer dans la vie scolaire, discuter avec les autres élèves, aller en cours de sport... Mais que va-t-il se passer si elle s’approche des autres élèves, elle qui s’est toujours tenue à l’écart pour ne pas attirer le malheur sur eux ?
Aux grands maux, les grands remèdes. Et Mai semble être une véritable épidémie à elle toute seule.
La plus grosse difficulté reste de savoir quelles sont ses motivations.

Dans le même temps, nous allons obtenir des informations sur Kai et Dorô. Surtout sur les relations qu’ils entretiennent avec leurs sœurs respectives. Ce qui se déroule réellement laisse à penser qu’il va se passer des choses très intéressantes à l’avenir. Et au-delà de cela, il ne faut surtout pas oublier les premières pages de la série. Mais je pense que nous y reviendrons à un moment ou à un autre dans notre lecture.

L’horreur la plus abjecte est toujours au rendez vous de ce deuxième tome de Draw. Même si vous avez une bonne idée de ce qui vous attend, les limites du supportable vont être de nouveau franchies, notamment en fin de chapitre 15.
Est-ce un humour sordide développé par Saki Okuse ? Espérons le, car la cruauté développée dans Draw pourrait faire frémir les plus solides si nous n’avions pas affaire à une œuvre de fiction.
Il faudra suivre l’évolution de la série pour comprendre où tout cela nous mène.

Le dessin de Chaco Abeno, que vous connaissez peut-être déjà pour The Mystic Archives of Dantalian (lien vers notre chronique : lien ici ), est toujours aussi soigné. A l’aise dans toutes les situations, cette mangaka sait y faire pour provoquer toutes sortes d’émotion chez ses lectures, de la peur, de la rage, de l’affection…
Les choix de cadrage sont affûtés, pour ne laisser aucune chance à votre œil de s’échapper de la page. Malgré le malaise que vous pourriez ressentir, il y a comme une force qui vous pousse à aller plus loin, pour connaître le fin mot de l’histoire.
Il y a encore de si nombreuses zones d’ombre et certains personnages doivent être mis en lumière, comme le grand père de Dorô. En tout cas, c’est ce que nous appelons de nos vœux.

Ce deuxième tome tient toutes ces promesses en matière d’horreur. La série Draw va marquer les esprits.

Xavier