Gambling School, vol.1 Année de sortie : 2017

Auteur : KAWAMOTO Homura/NAOMURA Toru
Editeur : Soleil Manga


©2014Toru Naomura, Homura Kawamoto/SQUARE ENIX CO.LTD.

Collection : Gothique
256 pages NB + intro couleurs
Date de parution : 28/06/2017
ISBN : 978-2-302-06226-9

L’école privée Hyakkaô est particulièrement prestigieuse. Mais sa célébrité tient aussi dans sa grande dangerosité. Les élèves se classent en effet en fonction de leur aptitude à générer du gain aux jeux. Dans chaque recoin de l’école, dans chaque club privé, on joue donc. Et les élèves se répartissent vite selon le système. Les gagnants obtiennent le pouvoir et la richesse tandis que les perdants sont relégués au rang de bêtes à tout faire, pochi (grosso modo « médor » ou « toutou ») pour les garçons ; mike (minou en plus péjoratif) pour les filles. C’est ce qui arrive dès le début de l’histoire à celui qui va nous servir de guide dans ce monde impitoyable de paris destructeurs. Très vite, une nouvelle arrive dans l’établissement. Yumeko Jabami est impulsive et semble n’avoir peur de rien. Elle choisit justement notre « pochi » comme guide et l’aide en quelque sorte. Elle s’engage ensuite dans des jeux fous pour lesquels elle montre un incroyable sang froid, déstabilisent ses adversaires mais surtout décelant leurs atouts majeurs, à savoir leurs techniques de triche ! Car il n’y a pas de jeu propre quand les enjeux s’avèrent si importants. Mais la nouvelle joueuse semble incollable et douée d’un curieux sixième sens.

Dès le début ce manga fonctionne et se montre très prenant. Dans ce premier volume, nous allons découvrir 3 types de jeux dérivés de jeux existants et les techniques de triche qui leurs sont associées. On commence également à appréhender le personnage énigmatique de Yumeko Jabami. Honnêtement, elle ne paraît pas très normale. Limite démoniaque sous ses allures de jeune fille sage.
J’avais un peu peur mais le fan service à tendance érotique est relativement modéré dans ce manga. A part deux ou trois angles de vues inutiles sur des culottes, une illustration où manifestement l’héroïne est nue avec ses cheveux qui cachent ses seins et qui n’a pas vraiment de sens pour le moment, et deux pages bonus où les héroïnes exercent le métier de maids. C’est donc acceptable et pas envahissant dans la narration.
Le scénario fonctionne franchement comme un thriller car la tension est palpable à tout moment. Le fait qu’un des protagonistes soit narrateur renforce d’ailleurs cette impression.

Très bon premier volume pour une série à succès au Japon. Les éditions soleil manga sortent en parallèle le second volume du manga, tandis qu’un anime débarque en juillet 2017.

Tiphaine