Steamboy, vol. 1/2Année de sortie : 2010

Auteur : OTOMO Katsuhiro
Editeur : Glenat manga



Collection Art of

Album avec jaquette format comic,

184 pages couleurs

Date de parution : janvier 2010

ISBN : 978-2-7234-7045-2

Annoncée en fin d’année 2009, la sortie simultanée des deux volumes du manga adapté du film « steamboy » a eu lieu fin janvier 2010. Autant dire que l’on rongeait notre frein et que l’attente commençait à être longue. Mais les éditions glénat nous offrent là un véritable petit bijou graphique du créateur d’ « Akira ».

On en prend véritablement plein la vue avec ce manga grand format épais de 184 pages et proposé intégralement en couleur, chose assez inhabituelle pour être signalée et félicitée.

Le scénario reste fidèle au long métrage d’animation de 2005. Il met en scène le jeune Ray, un mécanicien de génie qui vit à la fin du XIXème siècle en Grande-Bretagne. Il reçoit un jour un colis bien étrange envoyé par son grand père, un scientifique de renom. L’envoi contient une mystérieuse sphère noire qu’il ne doit céder sous aucun prétexte à ‘la fondation’. Il se fait alors enlever et ne parvient pas à protéger l’objet. Le problème s’amplifiera quand Ray identifiera son père comme un des instigateurs de son enlèvement.

Cette Angleterre alternative permet de mettre en scène de nombreuses machines et inventions à vapeurs. Ambiance steampunk à fond donc avec une fascination pour le progrès technique mais aussi une mise en garde contre la dangerosité que peut entraîner une trop large utilisation des machines. Le héros s’avère particulièrement attachant, brillantissime pour son âge et complètement ingénu à la fois. Il se retrouve avec une fillette richissime et capricieuse qui fait bien le pendant et possède un chihuahua nommé Columbus représentant le côté comique de l’histoire. Ce premier tome reste assez lourd et oppressant et se conclue sur une situation quelque peu délicate. Les illustrations sont magnifiques, notamment les détails sur les machines et les architectures londoniennes. Le mouvement s’impose à nos yeux. Reste une utilisation peu agréable des zones floues pour symboliser les explosions, ou certains enchaînements rapides. C’est à peu près le seul défaut décelable dans cette adaptation papier très réussi de l’excellent film. Bref, un must pour tout amateur de manga, pour tout fan d’Otomo et pour tous ceux que le steampunk fascinent.

Tiphaine