Le Portrait de Petite CosetteAnnée de sortie : 2008

Auteur : KATSURA Asuka
Editeur : Asuka



Format : 127 x 182 mm

224 pages Noir et Blanc

ISBN : 978-2-84965-323-3



Enfin éditée en France, voici la version papier de Petite Cosette, que certains connaissent peut-être déjà à travers la version animée disponible chez Kaze. Nous nous retrouvons, dans ce premier tome, au début de l’aventure avec la rencontre entre Cosette et Eïri Kurahashi.

Ce jeune garçon travaille pour financer ses études chez un antiquaire. Il ne fait que de penser à une jeune fille qu’il ne connaît pas ces derniers temps et décide de la dessiner, bien qu’il ne soit pas très calé en la matière. Son dessin est pourtant extrêmement bien exécuté. Il s’aperçoit alors qu’une peinture de la même jeune fille se trouve dans la boutique. Son patron lui apprend que si le prix fixé est aussi faible, c’est parce que la peinture serait maudite. Cette peinture représente Cosette et il se raconte que tous les propriétaires de cette toile ont connu une mort étrange. Autant dire que lorsque Cosette apparaît devant lui, au beau milieu de la remise de la boutique, Kurahashi accuse le choc. D’autant que Cosette, tout en lui demandant de l’aide, le prévient qu’il doit faire attention de ne pas se faire ensorceler et tuer.

Car Cosette a vécu il y a plusieurs centaines d’années et s’est faite assassinée. Depuis elle est erre sur Terre, recherchant quelqu’un capable de la délivrer de sa triste condition. Cette personne devant, dans un premier temps, ne pas tomber dans la folie. En effet, discuter avec un fantôme n’est pas chose aisée. Eïri Kurahashi semble être la personne idéale pour aider Cosette à trouver enfin le repos. A cette fin, il va devoir retrouver les écrins de Cosette : c'est-à-dire les objets qu’elle possédait pendant sa vie. Ils sont devenus des objets maudits qui provoquent la mort d’innocents. Chose qui semble assez simple, si le meurtrier de Cosette ne rodait pas, lui aussi, à la recherche de la jeune fille et des objets mais pour des raisons encore inconnues.

Asuka Katsura a un dessin assez particulier car il mélange les planches contemporaines avec un trait assez classique et les dessins de l’époque de Cosette (XVIIIe) avec un trait crayonné très baroque. Cette opposition nous permet de comprendre la difficulté de cohabitation de Cosette avec le monde contemporain et les conséquences dramatiques que provoque la présence des écrins.

Les personnages sont très vite attachants. Eîri Kuruhashi est un peu tête en l’air, mais surtout éprouve des difficultés à faire face à ses visions. Il n’est pourtant pas un stéréotype de l’adolescent timide et complexé que l’on a l’habitude de retrouver dans certains mangas. Il n’est qu’un jeune sans histoire qui se retrouve face au fantôme d’une fille qui lui demande de l’aide. Cosette attire la sympathie immédiatement. Comme pourrait-il en être autrement ? Avec ses grands yeux et ses cheveux bouclés, elle est très séduisante. Qui oserait refuser son aide à une aussi belle victime ? Quant au meurtrier, son regard de fou donne envie d’en savoir plus sur ses penchants pervers et de comprendre les raisons de son passage à l’acte, ainsi que celles de son acharnement à poursuivre Cosette.

Le Portrait de Petite Cosette est plein de promesse. Découvrez cette aventure fantastique dans laquelle vous voyagerez entre les époques, au milieu d’objets maudits, de fantômes et de meurtriers hallucinés.