Segments, 1 : Lexipolis Année de sortie : 2011

Auteur : MALKA Richard/GIMENEZ Juan
Editeur : Glénat



Collection : Grafica
Album cartonné/48 pages couleurs
Date de parution : 9 novembre 2011
ISBN : 9782723473729


La galaxie est divisée en sept segments symbolisés par des zones de couleurs où les jeunes adultes de 21ans sont envoyés selon des affinités établies lors d’un test passé à l’âge de 7ans. Chaque zone a une planète directrice : Lexipolis pour la zone de la loi, Voluptide pour la zone du plaisir, Muse pour les arts, Neo-Sparte pour la guerre…

Ce système rôdé a permis à une paix durable d’exister. Seulement, il y a des failles. Des rebelles à l’identité forte, les sans-couleur, remettent en cause l’utilité des segments et s’opposent aux orientations imposées à un âge où tout peut changer.

Loth Lungren, dont les résultats ont été falsifiés car il se montrait trop intelligent, impertinent et donc dangereux à sept ans, devait aller sur Neo-Sparte. Il a passé les 14 dernières années à être endoctriné pour être un bon soldat. Sans le vouloir, il arrive en retard le jour du grand départ vers sa planète d’accueil et se voit contraint de faire un excès de vitesse.
Les conséquences seront aussi inacceptables que dramatiques.
Lors du procès, il croise Jezréel, elle aussi rebelle mais actrice de sa rébellion. Affectée à Voluptide, elle refuge de participer aux orgies et de prendre les drogues qu’on lui impose. Pour elle aussi, la sentence est intolérable.

Ensemble, ils font le pari de s’échapper et de rejoindre les sans couleur sur Lexicopolis.

Ce fantastique space opera commence dans des ambiances hallucinantes et déroutantes qui rappelle les œuvres de Kafka ou le Brazil de Terry Gilliam. Les humains y sont écrasés par un système si bien huilé que ses failles sont des gouffres sans fond. Les personnages sont fort bien campés et tout de suite attachants. Le système lui-même est très bien expliqué. Ses aberrations nous sautent d’autant plus aux yeux. Le scénario n’est pas hyper surprenant mais il est parfaitement efficace. Extrêmement bien mené. L’histoire nous passionne dès le début. On prend donc un grand plaisir à la lecture de ce premier opus de Segments

Que dire du dessin de Gimenez ? Si particulier qu’on le reconnaîtrait entre mille, probablement familier pour certains, il est d’une justesse et d’une finesse impressionnante. Hyper typé, il donne à cette aventure un souffle SF encore plus prégnant et tant mieux !

On adore ! Vivement la suite !


Tiphaine