Yunze, la Dieu Gardien - Beast, tome 1Année de sortie : 2008

Auteur : GUERRERO/CHEILAN
Editeur : Le Lombard



Album cartonné/48 pages couleurs

Coloriste : Javier Martin

Parution : mai 2008

ISBN : 9782803623891



La couverture annonce clairement la couleur : nous sommes face à un album au dessin puissant, de toute beauté. Mateo GUERRERO, encore un illustrateur espagnol de talent (qui s’est fait connaître dans son pays en travaillant pour le renommé quotidien El País), offre à cette saga un dessin d’une amplitude énorme tout en majesté et en mouvements. Les couleurs de son compatriote Javier Martin (un illustrateur de formation qui s’est spécialisé en tant que coloriste, notamment au moyen de la palette numérique) mettent particulièrement en valeur ces planches très épiques. Côté scénario, l’auteur de jeux de rôle et autres jeux de plateaux à tendance fantasy, Thomas CHEITAN, nous propose un début de trilogie particulièrement tendu. Ses personnages doivent en effet faire des choix difficiles qu’ils ont parfois du mal à assumer. Mais seuls ceux qui savent se sacrifier pleinement peuvent bénéficier de la bienveillance, de la protection et du pouvoir des Dieux Animaux qui leur sont associés. Tout comme chaque personnage à son identité et son caractère, chaque Dieu à la morphologie animale a sa spécificité. Certains s’avèrent donc pacifiques et idéalistes, d’autres se montrent guerriers, vindicatifs et sanguinaires. Chaque bête a ses intérêt propre et agit en ce sens. Au milieu du chaos, une petite fille : Nay. Elle a échappé dans des circonstances tragiques à la destruction de la société humaine à laquelle elle appartenait. Elle se retrouve sur une planète verdoyante à faire des travaux d’esclaves (sans maltraitance) pour le maître qui l’a achetée. Nombreux sont ceux qui s’intéressent à cet enfant dont le destin promet d’être particulier. Le plus persévérant est le Dieu Chien Yunze qui paraît mystérieusement lié à elle. Les décors de la planète d’accueil de Nay, résolument tournés vers la Nature, font ressortir une tendance très environnementale dans cet album. Les bêtes, même les plus primitives et agressives semblent se fondre dans ce paysage fait pour eux. Toutes sont magnifiques de puissance et de majesté. La virtuosité des mouvements n’a d’égal que la pertinence des traits des personnages. Une excellente entrée en matière pour une trilogie qui pourrait bien se prolonger un peu si le public est au rendez-vous. Et il ne manquera pas d’y être si l’on en juge par la qualité de ce tome.





Tiphaine