Catacombes, tome 3 : Sous les pavés, les entraillesAnnée de sortie : 2013

Auteur : MANINI J./CHEVEREAU M.
Editeur : Glénat



Collection Grafica
Album cartonné/48 pages couleurs
Date parution : 10 avril 2013
ISBN : 9782723486866


Antoine continue de rencontrer régulièrement Henri Jeanson qui lui raconte ce qu’il sait de sa mère disparue, Jeanne. Parallèlement, il enchaîne les petits boulots dans l’espoir de devenir cinéaste tandis que la révolution de 68 gronde à Paris.
Jeanne, enceinte de deux mois, a disparu au fond des catacombes en 1944. Antoine, enfant est mystérieusement apparu sur les pavés quelques années après. Il ne se souvient de rien. Que garde-t-il donc enfoui au fond de lui ?
Les adeptes de la secte de l’homme en vert continuent d’œuvrer dans les catacombes et d’enlever des gens vivants dans le monde extérieur pour les sacrifier. Jeanne avait-elle un lien avec eux ? Et Antoine ?

Sous les pavés, les entrailles marque la fin du triptyque Catacombes. Nous y découvrons toutes les (horribles) réponses aux questions que nous nous posions. Le scénario ne s’avère pas spécialement surprenant au niveau des révélations. Cependant, il met bien en scène le parallèle entre les différentes époques sans utiliser des techniques de flashes back ultra lourdes. Le fait de se souvenir au travers d’une forme d’interview et aussi que les personnages discutent de leur quotidien en même temps que du passé présente les événements de façon très fluide. On navigue ainsi à travers différentes époques clefs de révoltes parisiennes. Les personnages sont bien typés et nous continuons de nous intéresser à Jeanne même si elle n’est finalement pas le sujet de ce final.

Côté dessin, les détails sont importants sur les décors et les tenues des protagonistes. Les intérieurs sont particulièrement intéressant car à chaque fois une ambiance type y est posée (ex : chambre mansardée d’Antoine avec les affiches de Blow-Up et Théorème).

Catacombes s’achève donc en révélant les sales petits secrets de famille. La série laisse planer sur ces lieux emblématiques de la capitale française une bonne dose de frisson et de dégoût qui préserve leur mystère.


Tiphaine