Wonderball, 1-le chasseurAnnée de sortie : 2014

Auteur : PECAU/DUVAL/WILSON
Editeur : Delcourt



Collection : Machination
Album cartonné/48 pages couleurs
Date de parution : 24 septembre 2014
ISBN : 978-2-7560-3932-9

Les Wonderball, ces friandises au chocolat qui contiennent une surprise, représentent une véritable addiction pour le fin limier qu’est Spadaccini. Ses collègues l’ont d’ailleurs surnommé ainsi.
Ancien agent des services secrets en poste lors de l’assassinat de JFK, il en fait le parallèle avec les tirs d’un sniper surdoué qui a fait neuf morts en quelques secondes quelques jours auparavant.
Retrouvant les traces de vieilles connaissances, il mène l’enquête sur ce nouveau tueur en exhumant certains faits du passé.
Mais les morts violentes traînent bientôt dans son sillage.

Le complot se met en place avec une efficacité et une rapidité remarquables. Bien vite le filet se resserre autour du héros, un flic marginal. On apprend également l’existence d’expériences scientifiques secrètes en rapport avec les capacités de concentration des tireurs d’élite. Tout porte à croire qu’une machination d’envergure s’est montée il y a quelques années et dérape actuellement.

Le scénario est efficace et bien huilé. Il permet au lecteur de se trouver immédiatement dans le grand bain. Le personnage principal a tout d’un anti héros mais ses capacités de survies et son opiniâtreté forcent le respect. On se focalise donc rapidement sur son enquête et on lui souhaite de réussir. Cette empathie joue beaucoup dans notre intérêt pour l’album entier.

Côté dessin, les courses poursuites dans les rues pentues de Frisco font toujours leur petit effet ! Les personnages ont de vraies « gueules » de californiens des années 80, burinés à souhait et avec un profil de surfeur sur le retour. Historiquement, les données sont bonnes. Les scènes d’action sont maîtrisées dans les différents décors et le mouvement en avant.

Wonderball est donc un thriller efficace à défaut d’être novateur. Cela fonctionne bien. En tout cas, assez pour qu’on attende la suite avec une certaine impatience.


Tiphaine