Vinci, tome 1 : l'ange briséAnnée de sortie : 2008

Auteur : CONVARD D./CHAILLET G.
Editeur : Glenat



Album cartonné/56 pages couleurs

Collection : caractère

Date de parution : 10 septembre 2008

ISBN : 978 – 2 – 7234 – 5771 – 2

Milan, fin du XVème siècle, le cadavre d’un notable est découvert dans le Canal Martesana. Il sera quelque peu difficile à identifier puisqu’il a été totalement défiguré : son visage a été soigneusement détaché de sa tête suivant des lois qui ressemblent à celles des anatomistes. Un témoin affirme avoir vu un monstre noir rôder près du lieu du crime. L’homme chargé de l’enquête décide de demander l’aide d’un artiste émérite, connu tant pour son talent que pour son excentricité, mais surtout maître absolu de l’anatomie humaine : Léonard de Vinci.

Cette histoire nous est contée par François 1er en personne. En effet, se dernier suit les dernière volonté du génie italien qui vient de mourir. Il doit protéger et cacher des yeux de tous une toile réalisée par le maître et qui représente l’horreur absolue. Pour obtenir l’appui de l’homme d’Eglise qui en sera le gardien, le roi doit d’abord conter les circonstances de la création du tableau.

Voici une série qui débute bien avec des mécanismes totalement huilés. La narration par le roi s’insère fort bien dans le récit et donne un côté un peu plus confidentiel à celui-ci. Le thriller, puisqu’il n’y a pas de doute quand à la nature de cette aventure, démarre immédiatement avec un crime parfait, horrible et entouré d’éléments fantastiques (des témoins ont vu un monstre). Il continue de façon toujours aussi prenante avec de sur croix l’implication du célébrissime artiste Léonard de Vinci, à qui d’aucuns prêtent des activités pour le moins occultes…

Le dessin est aussi flamboyant que l’époque, étalant les monuments du Rinascimiento milanais telle des fresques des grands peintres du moment. L’illustrateur n’hésite par à étendre ses vignettes sur deux pages pour nous offrir de somptueux cadrages panoramiques. La qualité du papier glacé et le format (24x32cm) de cette bande dessinée en accentuent encore l’aspect qualitatif.

Un beau début qui promet des dessins somptueux (même si classiques sur les représentations des personnages) et un récit sans temps mort, mystérieux et sous l’aura (ou la malédiction ?) de Léonard.

Tiphaine