La Légende Dorée, tome 1 : Archinaze de TarabiscoAnnée de sortie : 2008

Auteur : JOBLIN/LE DISCOT
Editeur : Vents d'Ouest




Collection : fantastique/Vents D’ouest


Album cartonné/48 pages couleurs


Paru en octobre 2008


ISBN : 9782749304243


Avec ce premier volume de la « Légende dorée » de Joblin et Le Discot, nous sommes en pleine épopée médiévale fantastique. Certes. Néanmoins, si l’autre Légende Dorée, celle qui fut écrite voilà bien longtemps pour relater les exploits des Saints de l’Eglise, se montrait tout à fait sérieuse, tel n’est pas le cas avec cette nouvelle version, très versée dans la fanfaronnerie. Alors oui, nous croiserons des Saints célèbres et nous rappellerons leurs faits d’armes. Cependant, leurs attitudes et leurs apparences nous feront bien sourire…


Frère Boulu, moinillon de l’Abbaye de Saint-Bibin, aime la bonne chère (graisse de canard de haute qualité oblige) et se laisse vivre. Tout se passerait pour le mieux dans sa vie s’il ne possédait pas le don d’invoquer les Saints. Ces choses-là restant rarement inaperçues, il se retrouve embarqué dans une sorte de croisade anti-diable au cours de laquelle il devra non seulement faire venir des Saints mais aussi savoir choisir les bons puisque chacun a sa spécialité…et son caractère. Pas toujours facile d’obtenir ce que l’on souhaite. Heureusement, Frère Boulu se fera aider dans sa tâche par les trois « hommes » d’Eglise qui l’ont enrôlé de force et par une mandragore tout aussi râleuse que puissante.


Tous les ingrédients fantastiques (monstres fabuleux, mandragores, pactes avec le diable, rites magiques…) se mélangent. Ils laissent souvent place à des situations fort burlesques (dressage des coquadrilles) ou des associations incongrues (mandragore devenue un familier, geste menée par des moines et des saints, présence d’une femme guerrière parmi les ecclésiastiques…). Les planches, magnifiquement réalisées, retransmettent parfaitement l’atmosphère médiévale et le mouvement digne des plus impressionnantes épopées. Les personnages sont typés mais leur représentation graphique reste dans les limites du possible. Leur comportement ainsi que les situations dans lesquelles ils s’embarqueront les rendront bien sûr cocasses mais le dessin n’accentue pas ces attitudes, ce qui s’avère très judicieux. La série démarre bien avec un cortège de blagues savamment dosées (point trop n’en faut), pas trop lourdes (écueil trop souvent présent dans ce type d’albums) et ses citations latines bien senties. Toutes les bases de l’aventure étant désormais posées, nous attendons maintenant la suite de l’épopée qui devrait se montrer étonnante.

Tiphaine





Pour écouter l'interview réalisée lors du Festival d'Angouleme : http://lautremonde.radio.free.fr/interview.php?id=264