Macha, une histoire de l’île d’ErranceAnnée de sortie : 2016

Auteur : GRIMALDI/PLENZKE
Editeur : Glénat



Collection : Tchô ! L’aventure.
Album cartonné/64 pages couleurs
Date de parution : 08/06/2016
ISBN : 9782344012390

Macha, une femme renarde coule parfait amour avec Ronan l’homme cerf. Comme toutes les créatures de l’île d’Errance, ils passent à volonté d’un corps anthropomorphe à un animal et inversement. Leur vie n’est qu’insouciance. Pour vivre pleinement leur amour, ils ont décidé de faire un tour de l’île. Mais ils tombent sur une terrible attaque. Des sylvains se font fortement maltraiter par des humains. Ces derniers étant seulement tolérés sur Errance à la condition de ne pas créer d’histoires.
Les créatures acceptent de pourparler avec les hommes mais la rencontre tourne au bain de sang. Macha ne peut se résoudre à laisser partir définitivement Ronan, mortellement blessé. Elle entreprend donc une quête vers une mystérieuse source d’eau qui pourrait faire revivre son fiancé. Mais les résultats sont aléatoires et jamais sans contrepartie.
Pendant ce temps, la guerres fait rage entre les populations de l’île et les envahisseurs humains.

Après Bran (également sorti chez Glénat, en 2015), les auteurs nous remmènent sur l’île d’Errance. Il s’agit d’une histoire bien antérieure, qui met en scène la jeunesse de la sorcière renarde Macha. On voit ici comment elle acquiert ses pouvoirs, la façon dont elle forge sa personnalité et la raison pour laquelle les humains se méfient tant des créatures par la suite (et inversement d’ailleurs).
Les illustrations de Maike Plenzke sont véritablement ensorcelantes, transcendées par des couleurs chaudes et verdoyantes. Les grands yeux de ces visages pleins de rondeurs font penser aux meilleurs animés japonais. Les paysages forestiers et la nature omniprésente également. Les créatures sont particulièrement bien représentées. Dans leur forme animale, elles conservent une humanité dans le regarde et dans les expressions faciales. Quand elles évoluent sous forme humaine, elles gardent une grâce animale. Des petits détails sont conservés notamment la couleur des peaux identiques aux poils afin de faire écho à l’autre enveloppe corporelle. Mais surtout la fluidité de mouvements des personnages reste palpable à tout moment avec des déplacements en accord avec l’animal au plus profond de chacun de ces êtres. Les plans sont très bien choisis pour accentuer le dynamisme de ce joli conte.

Macha est un très joli album qui peut se lire indépendamment de Bran. Ses illustrations vraiment magnifiques, son histoire intemporelle et ses créatures en font un récit de fantasy féerique et passionnant qui nous a séduits.


Tiphaine