Venosa, 1- Cinq cadavres sur le pavéAnnée de sortie : 2017

Auteur : MILHET Olivier
Editeur : Delcourt



Collection Terres de Légendes
Album cartonné/48 pages couleurs
Date de parution : 26/04/2017
ISBN : 978-2-7560-6563-2

Les humains veulent en finir avec les méfaits des substances fournies à leur peuple par les marchands sans foi ni loi de Vénosa, sombre cité où le commerce majoritaire est la drogue et où les animaux de compagnie ont des formes de chenilles aux dents longues. Le roi des hommes veut aussi sauver sa fille de sa terrible addiction. Ils assiègent donc Vénosa.
Or, dans une ville assiégée, il y en a toujours pour chercher à tirer honorablement leur épingle du jeu. En premier lieu les guildes de brigands, comme celle de Epine. A Vénosa, des habitants deviennent soudain des fous sanguinaires. Et cette folie destructrice se propage avant qu’on ait pu en déterminer la cause ou punir les premiers tueurs…
Ce sont justement deux compagnons de Epine qui ont commencé le carnage. Mais lui ne se souci que du très maigre butin sauvé dans sa fuite. En particulier, de ce fameux coffre miniature protégée par un sort puissant. Quand il retrouve le propriétaire, Epine fait face à un nouveau danger et cela ne fait que commencer…

Olivier Mihlet propose ici un univers de dark fantasy tournant autour de la cité crasseuse de Vénosa qui donne son titre à la série. La tournure des habitants de cette ville dépravée reflète bien son vice. Ils ont souvent les traits tordus ou des proportions douteuses. Il faut dire que toutes sortes de créatures habitent la cité, même des peuples difformes. Les animaux, les montures, les aliments, ne sont pas ceux des humains. Et la magie peut être puissante, vraiment puissante. Celui qui semble pour le moment être le personnage principal est en fait un anti héros peureux et assez pathétique. La princesse de l’histoire est complètement camée et franchement pas avenante. Les dialogues sont crus, même vulgaires et grossiers.

L’auteur suit donc les codes des récits traditionnels en forçant les traits à loisir. La disproportion devient le maître mot de son histoire la rendant plutôt irrévérencieuse. Vous êtes prévenus : Vénosa n’est pas une villégiature.

Tiphaine