Black Dog, Les rêves de Paul Nash Année de sortie : 2017

Auteur : Mc KEAN Dave
Editeur : Glénat



Roman Graphique
Hors Collection
Album Cartonné/120 pages couleurs
Date de parution : 11/10/2017
ISBN : 9782344024027

L’origine de la création de cette bande dessinée est peu commune. Dave Mc Kean a été contacté, suite à une commande de la commission artistique du centenaire de la Première Guerre Mondiale, soutenue par le Heritage Lottery Fund and Arty Council England et par le ministère britannique de la Culture, des Médias et des Sports. Avec le soutien du Kendal College, du Kendal Business Improvement District, du South Lakeland District Council, du Cumbria County Coucil et du Brewery Arts Centre. Excusez du peu.
C’est dire que l’attente était grande.

Dave Mc Kean a fait un choix très judicieux : illustrer la Grande Guerre à travers un hommage à un artiste hors du commun « Paul Nash ».
Vous connaissez sans aucun doute les nombreux talents de Dave Mc Kean, qui utilisent de multiples techniques graphiques dans ses différentes œuvres.
Une fois de plus Dave Mc Kean nous entraîne dans son univers si décalé.
Il réussit à transcrire les horreurs de la guerre avec une force d’évocation tonitruante.
Vous serez très vite happés par ces pages qui se suivent et ne se ressemblent pas. La photo, le dessin, le découpage, le collage, la peinture … toutes les techniques sont employées par Dave Mc Kean pour vous faire réfléchir, imaginer, ressentir toute l’atrocité du conflit et les séquelles qu’il a pu laisser dans l’esprit de Paul Nash, comme dans celui des autres soldats.

Rien ne vous prépare à ce que vous allez lire.
C’est un choc immense qui vous guète. L’ambiance de ce Black Dog pourrait bien vous hanter. Vous serez surpris plus d’une fois, avec le souffle coupé, comme sur ces doubles pages 56-57, 94-95, 96-97 pour ne donner que quelques exemples.
C’est la complexité de l’œuvre dont le résultat est si fluide qui est aussi à saluer.
Un travail colossal a été produit par Dave Mc Kean et l’on ne peut qu’y être très sensible. Et apprécier à sa juste valeur.

Xavier