Kebek T1 L’éternité Année de sortie : 2019

Auteur : GAUCKLER Philippe
Editeur : Daniel Maghen



Album cartonné/88 pages couleurs
Date de parution : 22/08/2019
ISBN : 978-2356740748

Philippe Gauckler vous propose avec Kebek un récit de science fiction digne des plus grands classiques du genre. Ceux où il faut prendre son temps pour bien s'imprégner de l'ambiance. Ces récits où l'aventure peut-être lue et relue avec plaisir. Loin du fanatisme actuel du spoiler où une fois passer l'instant de la révélation, le fan attend avec avidité le prochain rebondissement.
Dans Kebek, le plaisir ne vient pas de l'information, mais de l'ensemble de l'histoire.
C'est peut-être pour cette raison que la couverture vous dit déjà tout. Elle est elle même une sorte de spoiler. Mais comme je vous le disais, nous ne sommes pas dans ce cas de figure.

Dans Kebek, nous allons suivre une équipe de prospecteurs (notamment un certain Roy Koks) dans une mine de diamant qui vont découvrir, par hasard une sphère gigantesque. La compagnie décide de garder l'objet massif et de l'explorer.
Que fait-il dans les profondeurs de la Terre? À quoi correspondent les dessins qui ornent les galeries tout autour ?
Comment a-t-il été fabriqué? Que renferme-t-il?
Si la communauté internationale, les scientifiques ou l'armée laissent libre cours aux choix de la société qui exploite la mine, les indiens présents sur ces terres semblent avoir une idée sur la façon dont l'OLNI (objet lithosphérique non identifié) devrait être traité. Natane, la compagne de Roy, fait partie de cette communauté. Un avantage?

Beaucoup d'informations pour le premier tome de ce qui est annoncé comme un diptyque, mais aussi beaucoup de mystère.
II faut avouer qu'en 86 pages, vous pouvez bien engager les choses. Philippe Gauckler a travaillé de façon assez complexe, avec plusieurs lignes de temps. Le choix de la typo dans les cases vous donnent des repaires, mais il reste pour l'instant une inconnue, me semble-t- il sur laquelle j'attendrai la fin du second tome, avant de me prononcer. Tout cela donne un rythme assez particulier à l'histoire, avec ces multiples flashes back.
Le dessin vous frappera en de nombreuses occasions. Déjà la première double page sur la découverte de l'Olni (p10-11), puis la sensuelle double page 40-41, et celle pleine de tension (p72-73). Enfin à chaque page, le contraste des couleurs, avec ce orange lumineux au milieu de tout ce bleu par exemple.
Un très beau travail de conception et de réalisation.

Xavier