Les métamorphoses 1858, 3- Cochliomyia Hominivorax Année de sortie : 2020

Auteur : DURAND Alexie/FERRET Sylvain
Editeur : Delcourt



Collection : Conquistador
Album cartonné/ 64 pages couleurs
Date de parution : 8 janvier 2020
ISBN : 978-2-413-01361-7

Fin de la trilogie pour Les Métamorphoses 1858. Il n’est jamais simple de boucler une aventure, avec autant d’éléments qui attendent des réponses capitales. Résultat, les informations s’enchaînent et se bousculent. Peut-être trop de pistes d’ouvertes ou le besoin d’avoir un 4ème volume ?
Le rythme est effréné dans ce Cochliomyia Hominivorax . Cette urgence et cette déferlante de révélations poussent à une lecture rapide, ce qui pourrait se faire un détriment de l’appréciation du dessin. Et à l’inverse, passer du temps à détailler les cases, casse le rythme du scénario. Que faire ? Lire vite, puis relire pour profiter du travail de Sylvain FERRET. C’est peut-être la meilleure solution, à vous de voir.

Quoiqu’il en soit, l’histoire est désormais bouclée. Bien que la dernière page (dont nous ne dirons rien) ouvre une porte sur de nouvelles aventures. Affaire à suivre en fonction du succès de la série en librairie je suppose.
Avec Cochliomyia Hominivorax , vous saurez tout sur les créateurs des automates et leur motivation. Vous saurez qui tire les ficelles depuis le départ, qui s’est fait manipulé, qui a été contraint de collaborer, nourri pas un espoir insensé. Et nos deux héros dans tout ça ? Leurs vies respectives n’ont jamais été proches de se finir de façon brutale. Ce serait sans oublier leur force de caractère, la chance qui les entoure et les alliés qui vont continuer de les soutenir.
Pour autant, rien n’est gagné, loin de là.

La série Les Métamorphoses 1858 n’est pas une belle histoire gentillette. L’ambiance sombre de la trilogie tient de bout en bout. Il y a une fin, mais ce n’est pas une « happy end », loin s’en faut. Elle est en quelque sorte réaliste (si des automates avec des organes humains pouvaient exister au XIXème siècle). En tout cas, elle est plausible dans l’univers qui a été créé par Alexie DURAND. Personne ne s’attendait à des retrouvailles à la campagne et une effusion de joie générale j’espère. De ce point de vue, il faut remercier les auteurs d’avoir gardé le cap.
Le travail sur la couverture est à souligner avec ce jeu de couleurs. Le rouge très chaud apporte de la lumière, et dans le même temps la multitude des papillons est étouffante. C’est une impression très sombre qui s’en dégage au final. Encore une fois un équilibre bien travaillé pour un résultat remarquable.

Les Métamorphoses 1858 est une aventure singulière, qui vous emmène affronter les idées les plus sombres de l’Homme, avec une esthétique raffinée et mécanique.

Xavier