Le Cycle d'Ostruce, tome 2 : HériaAnnée de sortie : 2008

Auteur : PONA/DUBOIS
Editeur : Le Lombard





Album cartonné/48 pages couleurs

Date de parution : Février 2008

ISBN : 9782803623754



La magnifique couverture de ce tome 2 du cycle d’Ostruce donne le ton : nous allons avoir droit à de la qualité à la lecture de « Héria ». Et nous ne sommes franchement pas déçus tant l’aventure est prenante de la première à la dernière vignette, tant les dessins sont à la fois beaux et particulièrement originaux. Le cycle dans son intégralité ne manquera pas d’être une référence en matière de bande dessinée mais cet album à lui-seul est déjà une œuvre à part entière. Le dessin peint et les couleurs complètement appropriées donne un aspect singulier tant à cette Russie parallèle qu’aux combats, remarquables dans l’exécution des mouvements. Les costumes et les décors sont aussi très réussis et nous retiendrons spécialement les vues de la cité des ours, Bilitiss. Des personnages aux traits particulièrement expressifs, des êtres fantastiques et un vaisseau aux machines très élaborées nous entraînent dans un univers steampunk extrêmement bien maîtrisé. Le scénario ne comporte aucun temps mort et alterne les moments de tensions, d’émotions et les combats virevoltants. Les deux héroïnes ont bien du mal à rester en liberté et l’œuf de dragon en possession d’Ajjer la guerrière s’avère décidément très difficile à protéger. Les protagonistes de ce tome possèdent tous un caractère bien trempé et laissent peu de place aux sentiments. Ironiquement, la plus humaine d’entre eux apparaît sous les traits de Héria, figure de proue animée de vie du dirigeable qui les transporte. Elle exprime ses sentiments de façon naturelle révélant un côté bien plus féminin que les femmes guerrières de cette aventure. Elle symbolise aussi beaucoup la nostalgie du temps passé et des illusions pas tout à fait perdues, soutenue dans ses pérégrinations par son fidèle ami, le capitaine du dirigeable. C’est la véritable héroïne de ce tome malgré Ajjer qui poursuit sa destinée, liée à l’œuf du dragon qu’elle a dû tuer au début de l’aventure. Voici donc un formidable album et un cycle entier qui marquera à n’en pas douter l’histoire du neuvième art !



Tiphaine