Upside DownAnnée de sortie : 2013

Réalisateur : SOLANAS Juan
Distribution : WarnerBros France



Sortie en salle : 01 mai 2013

Avant première ouverture du 7eme festival Mauvais Genre de Tours au Mega CGR Tours Centre mercredi 27 mars 2013.

Durée : 1h45min

Juan Solanas nous avons déjà bien bluffés en 2003, avec son court métrage L’homme sans tête, qui avait reçu de nombreux prix bien mérités (Festival de Cannes, César, Alpinale European Film Festival , Expresion en Corto International Film Festival, Nashville Film Festival …). Il est de retour après Nodeste (2005) et La Leon (2007) pour notre plus grand plaisir avec un film poétique de toute beauté : Upside down.

Pour débuter : nos plus chaleureuses félicitations au directeur de la photographie Pierre Gil, qui a fait un travail de dingue pour arriver à un tel résultat. Les couleurs sont incroyables, la lumière est parfaite. Du grand art.

Pour l’histoire, le principe est simple : un amour impossible. Thème traité depuis la nuit des temps (Hélène de Troie, Romeo et Juliette…). Juan Solanas réussit à le dépoussiérer grâce à un scénario très moderne. Loin des stéréotypes et des poncifs du genre, Juan Solanas est toujours sur la corde raide, respectant les codes pour mieux les réinventer.
Et surtout cette idée de 2 mondes que tout oppose avec la règle de la double gravité. Il y a ceux qui sont attirés vers les bas et ceux qui sont attirés vers le haut. Impossible de vivre dans les deux mondes. Notamment parce de la matière d’un des deux monde ne peut rester bien longtemps dans l’autre. Au bout de quelques heures elle commence à chauffer pour finir par brûler.
De plus, une loi interdit tout contact entre personne des deux mondes, sauf avec l’autorisation de la société Transworld.
Comme vous pouvez vous en douter Adam Kirk (Jim Sturgess) et Eden Moore (Kristen Dunst) sont là pour enfreindre ces règles. Mais de quelle façon ? De la plus belle qui soit…

Les angles de caméra choisis sont incroyables. Alors qu’une bonne partie de l’action du film se déroule aussi bien en haut qu’en bas de l’écran, Juan Solanas a trouvé le moyen de ne pas nous perdre en cours de route. Tous les acteurs lèvent la tête et malgré tout nous savons toujours vers où ils regardent (en haut ou en bas).
Nous ne savons pas combien de temps ont pris les répétitions pour arriver à une telle prouesse, mais le résultat à l’écran est irréprochable. Le montage a dû être une vraie partie de plaisir avec tous ces angles à intercaler ! Sans parler de l’infrastructure pour filmer d’au-dessus. Pas évident tout cela quand on y pense un instant. Juan Solanas s’est affranchi de toutes ces contraintes pour en faire sa force.

Vous pouvez vous laissez guider par la narration, vous ébahir devant les paysages, les vues plongeantes des villes…

Tout ce film force l’admiration. Si Juan Solanas a mis du temps avant de sortir ce pur bijou, qu’il en prenne autant pour le prochain et arrive au même résultat, il est tout excusé d’avance.
Juan Solanas est un artiste accompli. Déjà maître en la matière, il ne pourra que susciter de nouvelles vocations. Conteur hors pair, il vous offre une évasion sans précédent dans ce monde que tout oppose.
Précipitez-vous pour le voir dès sa sortie en salle.