Réalisateur : LEONE Sergio
Distribution : Carlotta Films



Date de sortie originale : 23 mai 1984
Date de sortie version restaurée + 22 min : 6 mai 2015

Durée 1984 : 251min

Noodles (R. DeNiro) et Max (James Woods) se lient d’amitié dans le quartier juif de New York. En grandissant, ils deviennent rapidement des gangsters habiles et dangereux. Leur team gagne souvent gros mais n’a pas que des amis.
Autour de ces deux leaders charismatiques, évoluent d’autres truands mais aussi des filles. En particulier Deborah (Elizabeth Mc Govern) qui fait tout pour quitter le quartier par la grande porte du succès et qui fascine Noodles.

Ce pur chef d’œuvre du 7ème art, Il était une fois en Amérique, ressort en salle agrémenté de 22 minutes inédites, remasterisées et incluses dans le film original.
Et bien sûr, on ne peut que passer un excellent moment en le visionnant, bercé (ou secoué selon les scènes) par l’inénarrable musique de Ennio Moricone.
Des passages d’anthologie (maternité, plans sous l’écrasant pont de Brooklin, soirées dans les bars clandestins…), des plans à couper le souffle et toujours impeccablement maîtrisés, le scénario est sans doute un poil bancal mais les révélations finales et le caractère des personnages nous font pardonner ce défaut.
Les acteurs font leur show et il ne faudrait pas oublier les plus jeunes qui tirent diablement bien leur épingle du jeu. D’ailleurs une certaine Jennifer Connelly (Deborah jeune) a depuis fait un bon bout de chemin dans le star system.
Le Borsalino a la classe et les gangs ne font pas dans la dentelle, dézinguant tout témoin gênant.

Rien que de voir ce long métrage serti par l’écrin d’un grand écran nous suffit.
D’ailleurs, nous ne sommes pas franchement convaincus par les fameuses 22 minutes additionnelles. Certes, il s’agit d’une perle rare pour les amateurs de cinéma. Mais la version connue se suffisait déjà à elle-même, sans incohérence ni passages traînant en longueur malgré sa longue durée (montage européen).
En outre, malgré un travail minutieux de restauration, la qualité de l’image n’est pas égale, ce qui saccade un peu la narration de l’œuvre.

Dans tous les cas, revoir le film sur grand écran ne peut que nous ravir !


Tiphaine