Big Racket - DVDAnnée de sortie : 2015

Réalisateur : CASTELLARI Enzo G.
Distribution : Artus Films


Date de sortie en salle : 1976
Date de sortie DVD : 4 mai 2015

Durée : 100min

Collection : Polar
Versions : français, italien
Sous titres : français
Format 1.85 original respecté 16/9ème compatible 4/3 Couleur

Suppléments du DVD :
- De la grande violence, par Curd Ridel
- Diaporama d’affiches et photos
- Film-annonce

Avec : Fabio Testi, Salvatore Borghese, Vincent Gardenia, Renzo Palmer, Orso Maria Guerrini...


Les commerçants romains subissent depuis quelque temps des sévisses d’une violence rare si ils ne versent pas de pot-de-vin au gang mafieux de Rudy Le Marseillais. Tout commence par la destruction de l’intérieur du fond de commerce mais continue par des frappes physiques, des viols et d’autres intimidations aussi horribles pour finir par la destruction total du fond de commerce voire la mort du commerçant et/ou de membres de sa famille.
Seuls l’inspecteur Nico Palmieri (Fabio Testi) et son assistant semblent se préoccuper de ces graves sévices subis par les commerçants. Sa hiérarchie lui met des bâtons dans les roues, l’empêchant de mener son enquête. Alors qu’il est salement amoché par le gang et se retrouve à l’hôpital, il se fait accuser de harceler les dits membres du gang. Le seul qui accepte de témoigner ne bénéficie même pas des protections de la police et les conséquences sont dramatiques. L’inspecteur est carrément démis de ses fonctions alors qu’il est le seul à encore lutter contre les horribles agissements de ces mafieux sans foi ni loi.

Big Racket est un polar de gangs avec fusillades orchestrées et une violence qui frise parfois la limite du supportable. Il suit en cela le genre de l’époque, dénonciation sociale et politique de ce qui vit l’Italie, notamment avec les Brigades Rouges.
Il faut avoir les tripes bien accrochées et le dos solide pour l’apprécier dans sa durée car certaines scènes révoltent fortement et d’autres font carrément souffrir le spectateur pour peu qu’il ait un minimum d’empathie.
Les membres du gang sont d’un sadisme froid qui fait frémir. On éprouve un sentiment d’impuissance face à leurs actions et on a l’impression que rien ne finira jamais. Le personnage féminin en particulier est d’une cruauté sans nom !
Du côté des fusillades et duel à armes à feu, on assiste à des oppositions très travaillées avec une mise en scène vraiment bien étudiée.
Le dénouement place certains protagonistes dans des situations de duels qui calquent aux plus âpres des westerns.
Il résulte une pression palpable à tout instant du film, avec une tension qui ne nous quitte qu’à l’apparition du générique final.


Tiphaine