BackcountryAnnée de sortie : 2014

Réalisateur : MacDONALD Adam
Distribution : Event Films


Date de réalisation : 2014

Durée : 92min
Avec Missy Peregrim, Jeff Roop, Eric Balfour

Backcountry est un premier film. Cela se sent beaucoup à l'image. Le réalisateur utilise son film pour montrer tout ce qu'il sait faire avec sa caméra. Ce qui n'est pas toujours heureux et souvent inutile. Au lieu de dynamiser l'histoire, cela provoque des soubresauts désagréables. Dommage, car utiliser une caméra ReD pour arriver à un tel résultat, c'est gâcher du matériel. Le réalisateur pourra toujours nous expliquer que les effets sont voulus (peut être) j'aurais un doute. Il est surprenant de réaliser un gros plan tournoyant autour d'un personnage et d'avoir des effets de flou, le temps que l'autofocus se mette au point.
Autre effet inutile, des prises de vues avec une impression de Go-Pro : c est intéressant sur les sports extrêmes ou pour aller dans des endroits confinés. Faire un plan semi immergé dans un lac ou dans une cascade avec une telle caméra n'a pas un rendu extraordinaire.
Les scènes de nuit, qui pixelisent à mort et rendent mal les niveaux de noirs sont très désagréables sur un écran de cinéma. Tout le monde sait à quel point il est difficile de tourner en basse lumière. Il aurait été préférable d'adapter le scénario que d'avoir des images aussi baveuses.

Côté scénario justement.
Dès les premières minutes, il est indiqué à l'écran que ce film est basé sur une histoire vraie... Et pourtant sur le générique de fin se retrouve la phrase habituelle selon laquelle "toute ressemblance avec des personnes ou des faits réels n'est que pure coïncidence".
Alors quelle est la part de vérité ? Un couple de campeur s'est fait attaqué par un ours? Ou un peu plus? Peu importe car au final le scénario ne casse pas 3 pattes à un canard.
Tout commence bien. Un couple de bons citadins part faire du camping. Nous sommes au Canada. Les forêts sont immenses. Il y a bien quelques ours, mais Monsieur fait le fier, il connaît bien les lieux (soit disant) et veut impressionner sa copine. Donc : pas de carte, pas de GPS, pas de téléphone portable… non rien de tout ça.
Après tout, ils ne partent que 3 jours alors pourquoi suivre les conseils du garde chasse ?
Pire, lorsqu'il va remarquer une empreinte d'ours sur un chemin, il va faire comme si de rien n'était ! Comment voulez vous que la balade se termine bien ! Les ficelles sont vraiment trop grosses et nous n’attendons qu’une seule chose : voir enfin l’ours dévorer ces deux abrutis perdus dans la forêt.
Nous allons devoir nous armer de patience, car la bête n’est pas très rapide à arriver.


Mais que c'est long… lent… pénible. Avec de jolies prises de vues sur la forêt canadienne, mais ça ne fait pas avancer les choses. Notre citadin pseudo spécialiste du camping finit pathétiquement par avouer sa bêtise et son erreur. Alors qu'il est trop tard et qu'ils ne peuvent que se rendre à l’évidence : ils sont perdus.
L'attaque de l'ours est alors une délivrance (surtout pour le spectateur) : un crétin de moins sur terre, grâce au plantigrade ! Une sorte de leçon de choses.
Quant au retour à la civilisation de la belle, là je dois le dire : bravo! Les avocates au Canada sont d'une constitution robuste, y a pas de doute ! Elle marche donc pendant 48h avec une fracture presque ouverte de la cheville consolidée avec 2 bouts de bois et une chaussette ! Elle boit de l'eau du ruisseau et nettoie sa plaie dans cette même eau sans qu’aucune infection n'arrive. Et elle possède une sacrée résistance à la fièvre, la dysenterie et autres bactéries forestière.

Du grand n'importe quoi cette histoire !
Et c'est bien dommage. Car les acteurs sont à la hauteur. Même s'ils n'ont pas une longue carrière derrière eux sur grand écran, nous les avons déjà vus dans de nombreuses séries télé. Leur performance est à souligner. Plutôt Missy Peregrym que Jeff Roop, pour être précis. Ils nous offrent un beau panel d'émotions dans cette belle forêt. Ce qui me laisse à penser que nous aurons certainement le plaisir de les revoir sur grand écran ou à la télévision.

Dans la distribution vous aurez peut être remarqué Eric Balfour et Nicholas Campbell qui ont des rôles secondaires. Cela permet d'avoir un niveau de jeu homogène entre tous les acteurs.

Backcountry est un film pas terrible, un peu long, mais qui se laisse voir si vous n'avez rien d'autre a faire à ce moment là.

Xavier