Réalisateur : ULMER Edgar G.
Distribution : Artus Films


Date de sortie en salle (USA): 1949
Date de sortie DVD : mars 2016

Durée : 90min

Collection : Classiques Américains
NB

Artus films vous offre une petite série de belles productions hollywoodiennes dont fait partie Le Pirate de Capri.
Si le titre pourrait faire sourire, l’affiche également. Mais lorsque vous visionnerez le film, vous serez très agréablement surpris.

Ici, rien de kitch ou de série Z. Une atmosphère ancienne, un peu désuète, un scénario convenu car très classique, certes. Mais pour le reste, il y a de la qualité. Des décors variés et travaillés, des figurants très nombreux et des acteurs de talent.
L'histoire est simple : un groupe de pirates, dirigé par le fameux Capitaine Sirocco, sème la terreur sur les mers. La population adule ce capitaine masqué. Le pouvoir veut sa tête. Aussi curieux que cela puisse paraître ce pirate a un code de conduite : il ne vole pas les effets personnels des passagers des navires.
Cet étrange Capitaine intrigue beaucoup en raison de tout le mystère qui l'entoure. Seuls ses plus proches fidèles connaissent sa véritable identité…

Car sur la terre ferme, notre pirate a une attitude très différente. Sorte de Zorro ou de Batman avant l'heure, le Capitaine Sirocco essaie de faire triompher ses idées pour le bien des populations.
C'est cette dualité qui est plaisante à voir, pour le spectateur qui (s'il ne l'a pas deviné tout seul) va être mis très vite dans la confidence de l'identité réelle du Capitaine Sirocco.
Ses deux personnalités sont si opposées l'une de l'autre. Et pourtant en y regardant de plus près vous verrez quelques indices par ci par là, qui laissent des traces bien claires.
Le jeu de Louis Hayward est un peu exagéré, comme cela pouvait se faire à l'époque. Avec un personnage haut en couleurs, qui ne manquera pas de vous surprendre.
Alan Curtis, en responsable de la police incarne à merveille le personnage du méchant flic, sans conscience, qui opprime le peuple.
La reine de Naples, incarnée par Binnie Barnes, est délicieuse de bêtise et de couardise.
Et Mariella Lotti (Mercedes Villalta Lopez, la fiancée du Comte Amalfi) est un personnage féminin fort, qui aurait mérité plus de place à l'écran.

Si vous appréciez les films de capes et d'épées, le pirate de Capri (qui aurait dû s’appeler LES pirates de Capri, en référence au nom de l’équipage de flibustiers du Capitaine Sirocco et en traduction correcte de I pirati di Capri) est un film que vous devez voir.
Petit bijou de la production hollywoodienne il mérite un nouvel éclairage pour qu'il sorte de l'ombre des super-productions de l'époque.



Xavier