C’est arrivé demain (It Happened Tomorrow)Année de sortie : 1944

Réalisateur : CLAIR René



Date de sortie en salle : 1944

Durée : 1h24

Présenté dans la partie “Retro”, C’est Arrivé Demain cadre on ne peut mieux avec le thème du Temps, qui est celui des Utopiales en cette année 2017.

Avec : Linda Darnell, Dick Powell, Jack Oakie…

Larry Stevens, magna d’un empire de presse, fête ses Noces d’Or, entouré de sa nombreuse famille. Il se rappelle alors comment il en est arrivé là…
Nous le retrouvons, jeune, en salle de presse, alors qu’il s’apprête à quitter le bureau pour prendre un verre avec ses amis. Le plus ancien des lieux décline l’invitation arguant que son « temps est venu ». Les autres rigolent lui disant qu’on ne peut jamais savoir. Lui déclare que si. Un peu plus tard, il offre à Larry un journal. Ce dernier n’y prête pas attention et le met dans sa poche. Ce n’est que le lendemain qu’il s’apercevra que le journal donne les nouvelles avec un jour d’avance…
Mais comment se réjouir de cette situation ? Certes cela permet de Savoir. Cependant, comme il en a été prévenu, cette connaissance apporte aussi beaucoup de malheur.
Peut lui importe, il est jeune, en bonne santé, s'amuse avec ses collègues, pourquoi se soucier du lendemain ?

Le choix des personnages a été crucial : les journalistes, les gens du spectacle, la police…
Tout est très bien trouvé, pour que sur chaque situation, il y ait un bon et un mauvais côté : la médaille et son revers.
Cela donne du rythme, comme si tout s'accélérait. Et pourtant nous ne voyons que 4 jours se dérouler. À croire que personne ne dort !
La chorégraphie, la mise en scène sont évidemment à saluer, notamment cette poursuite folle, qui mêle tension et humour dans les dernières minutes.
Une grande finesse coexiste avec des personnages stéréotypés. Pour que les opposés s'attirent et se complètent.
Le noir et blanc est somptueux.

Une grande réussite. Dans la veine des meilleures comédies classiques américaines avec une une touche fantastique qui inspira peut être La Vie est belle de Capra (1946) mais sans le côté « bon sentiment mielleux ». Une vraie bouffée d’air dans le contexte de guerre au cours duquel est sorti le film.