La Fiancée du Monstre (Bride of the Monster)Année de sortie : 1955

Réalisateur : Ed WOOD Jr.



Un savant (Bela LUGOSI) vit dans une maison connue pour avoir été le lieu d’un carnage plusieurs années auparavant. Il partage sa demeure avec un homme à tout faire traité comme un esclave qui ne parle que par borborygmes et a des attitudes animales et une morphologie difforme. L’habitation se situe en plein cœur d’un marécage et, bien vite, on s’aperçoit qu’un monstre (pieuvre géante/cracken) l’occupe. Il va d’ailleurs tuer deux hommes qui se promènent au bord de l’eau. Il ne s’agit pas des premières disparitions et une jeune femme curieuse décide de mener sa propre enquête en dépit des recommandations de tous. Elle se rend sur les lieux, se fait attaquer par le monstre aquatique et sauver par le serviteur mutique. Nous découvrons à cet instant que le savant cherche à faire vivre des créatures ultra puissantes en utilisant des corps humains et en y rajoutant des matériaux nucléaires. La jeune femme est une aubaine pour lui… mais l’homme à tout faire ne l’entend pas de cette manière.

Ce film d’Ed Wood Jr., le réalisateur le plus mauvais de l’histoire du cinéma selon Tim Burton, dispose de peu de moyens techniques mais la narration se tient, contrairement à d’autre réalisations du même auteur (Dans « Glen or Glenda », des incrustations d’images d’archives de guerre ou de chasse aux bisons sans rapport avec la trame principale s’inséraient dans le film pour rajouter du temps). Il s’agit donc d’un film fantastique assez classique avec un propos peu plausible mais habituel du genre. Les situations s’y enchaînent de façon cohérente. On est loin du film nullissime décrié par certain même si il reste basique. On regrette le peu de charisme de la pieuvre, manifestement sans animation avec des scènes qui font franchement rire où les personnages se débattent en s’emmêlant eux-mêmes dans les tentacules pour faire réaliste. Honnête mais pas d’un intérêt exceptionnel sinon celui de connaître le travail d’Ed Wood ou de voir les prestations de Bela Lugosi et du catcheur Tor Johnson, acteur fétiche d’Ed.

Tiphaine



EXTRAITS DES DIALOGUES (V.O.) :

Captain Tom Robbins: He tampered in God's domain!

Janet Lawton: When did I tell you my name?

Dr. Eric Vornoff: You didn't. But since you were unconscious, I took the liberty of looking into your purse.

Lt. Dick Craig: This swamp is a monument to death. Snakes, alligators, quicksand... all bent on one thing: destruction.

Dr. Eric Vornoff: One is always considered MAD, if one discovers something that others cannot grasp!

Dr. Eric Vornoff: Don't mind Lobo. He's as harmless as a kitten.

Prof. Strowski: Now I am here, sent to bring you home.

Dr. Eric Vornoff: Home? I have no home. Hunted, despised, Living like an animal! The jungle is my home. But I will show the world that I can be its master! I will perfect my own race of people. A race of atomic supermen which will conquer the world! Ha ha ha ha ha ha!