CoralineAnnée de sortie : 2009

Réalisateur : Henry SELICK



Sortie française: 10 juin 2009

Durée : 1h40 min



Coraline Jones vient d’emménager avec ses parents dans une grande maison américaine un peu perdue dans une petite ville. Elle s’ennuie et désire explorer le voisinage mais ses parents, très occupés, ne lui prête que peut d’attention. Elle découvre alors un monde parallèle avec des personnages miroirs de ceux qu’elle fréquente dans la réalité. Ces « autres » personnages (l’autre père, l’autre mère…) sont parfaits et correspondent en tous points aux désirs de Coraline. Ils ont l’étrange particularité d’avoir des boutons à la place des yeux. La petite fille va passer de plus en plus de temps dans le monde parallèle et cela sera de plus en plus dur de revenir à la réalité. Mais qui tire donc les ficelles de cet autre monde ?

Voici là une adaptation somptueuse du roman jeunesse de l’auteur Neil Gaiman. Il a fallu pas moins de 130 décors fabriqués et peints à la main pour donner vie à cet univers à la fois onirique et cauchemardesque. L’effet est saisissant, d’autant que le film peut se visionner en 3D ce qui permet d’appréhender la profondeur des champs. Cela entraîne aussi le public dans une sorte de labyrinthe visuel avec mise en abîme dans l’Autre Monde. Tout parait joli et mignon au début, surtout dans le monde parfait. Mais à mesure que le récit progresse et qu’un piège semble se renfermer sur l’héroïne, les ombres se font plus présentes, les monstres apparaissent. C’est ainsi que plusieurs parents ont dû se mordre les doigts d’entraîner leurs trop jeunes enfants (4-5ans) dans cette aventure. Si après cela, les enfants ne souffrent pas d’arachnophobie, c’est qu’ils sont déjà solides dans leur tête, ou insensibles aux métaphores du réalisateur. Car Coraline n’est pas un film jeunesse. C’est un magnifique film d’animation, réalisé de main de maître et on voit mal comment le roman de Gaiman aurait pu être mieux adapté. A ne pas manquer donc, de préférence en 3D.

Tiphaine