Réalisateur : Zeman Karel
Distribution :  



1966, 88min

Prague 1891, tout le monde se presse à la Grande Exposition Générale. Ils sont nombreux à y montrer leurs nouveautés extraordinaires. Parmi ces ‘inventeurs’, le professeur Findeys promet monts et merveilles à ceux qui voleront à bord de son dirigeable, qui vole soi-disant grâce à un nouveau gaz ininflammable. Mais les badauds curieux hésitent à tenter l’expérience. Toujours plus racoleur, Findeys propose alors aux plus téméraires un vol gratuit. Il voit ainsi arriver 5 jeunes enfants à bord de son chef d’œuvre. Ces derniers, se rendant compte que la proposition est mensongère, larguent les amarres et s’envolent à bord du dirigeable. Ils décident alors de faire le tour du monde.

Avec Le dirigeable volé, on poursuit la tradition des films d’animation tchèques. La qualité est indéniable. On retrouve des effets spéciaux à la Méliès avec un mix entre images filmées, dessins incrustés et apparition/disparition d’éléments. Il existe de ce film une version partiellement colorisée à la main qui donne encore plus de caractère à cette œuvre.

Il se dégage de ce long métrage une véritable poésie renforcée à la fois par la naïveté des enfants et par leur débrouillardise incongrue.
Le scénario s’appuie sur deux œuvres majeures de Jules Verne Deux ans de vacances et 20000 Lieux sous les mers et d’une manière générale reste un vribant hommage aux idées de précurseur du ce premier maître de la SF. Visuellement on retrouve donc des ambiances très steampunk.
Le périple de ces aventuriers en culottes courtes n’étant pas exempt d’humour, on reconnaît aussi des références au cinéma burlesque.

Le dirigeable volé est une œuvre extrêmement intéressante tant sur le plan du cinéma fantastique et de l’avènement des effets spéciaux que sur celui de l’animation. Il s’agit réellement d’un must que je souhaite revoir très rapidement. Plusieurs fois !

Tiphaine