Salle : Le Petit Faucheux
Ville : Tours

Pour la 3ème journée du festival : Lien vendredi


Au petit faucheux :
Hide And Seek de Jung Huh (2013)




Le film coréen est enfin un film avec un bon budget, de vrais acteurs. C'est le meilleur qu'on ait pu voir pour l'instant, sans pouvoir dire qu’il s’agit d’un chef d’oeuvre.
Un film surprenant, un vrai thriller, rythmé. Il y a plusieurs histoires qui s'emmêlent, qui sont autant de pistes qu'il faut suivre de front car tous les détails sont importants. Et tout se recoupe, pour se rejoindre en un intense final.
Les personnages sont tous charismatiques, les enfants sont bons aussi.
La photo est bonne, les décors sont bien confectionnés. Ce qui rend très crédibles toutes les scènes. Une certaine tension se dégage du film malgré des longueurs.
Même si la fin tombe dans la surenchère, ça vaut le coup d' y jeter un œil si l’occasion se présente à vous. Inutile d’aller le chercher pour autant.




Doomsdays de Eddie Mullins, USA (2013) :
Ambiance proche de celle du remarqué The Battery, diffusé l’an passé.
Deux amis, SDF, entrent par effraction dans des maisons pour y squatter quelques jours. Puis continuent leur route. Ils s'incrustent dans des fêtes... Et nous les suivons dans leur pérégrinations, jour par jour.
Ambiance douce, bucolique et alcoolique.
Avec un personnage qui est convaincu que la fin du monde est proche à cause du pic du pétrole (allez vous renseignez sur le sujet sur internet). Cela sert de trame de fond au film. C’est pour cela qu’il crève les pneus des voitures, qu’il ne se déplace qu’à pied ou en vélo etc.
Le film tourne vite à vide et ce n’est pas le mini revirement final qui lui redonne assez d’allant pour nous combler.





Conférence gravity : Présentée par Sylvain Degrotte de la société Framestore (interview prochainement en ligne)

Dès le début Alfonso Cuarón avait un film très tendu, même lors de la présentation faite chez Framestore avec des cubes.
Alfonso Cuarón a voulu se mettre dans les locaux de framestore, pour travailler, ce qui était très pratique.
La prévisualisation a été faite avec beaucoup de liberté
Cela a permis de connaître les angles de caméra, les besoins techniques d’ Alfonso Cuarón.
Le plus gros problème était de créer de la zéro gravité. Car Alfonso Cuarón avait l’intention de réaliser des plans séquence de 12 minutes. Il a fallut 4 mois de recherche avant d’avoir un résultat.
Puis est venu le temps des tests: Avec l’utilisation de robot pour les caméras et les lumières. Ce sont des robots qui servent normalement pour la construction des voitures.
Autre sujet : la lumière. Pour Gravity, ce sont 12 personnes qui ont été mise à la le chef opérateur, alors que normalement, il n'y en a que 2.
Une fois la prévisuel effectué, un nouveau problème s’est posé. La réalisation sur le plateau de tournage.
Il y a eu 6 semaines de pré shoot
Il a fallu, ensuite, changer le moteur de rendu des images.

Restait encore une difficulté : faire bouger la lumière : il a fallut créer une « light box »
C’est un cube fait de panneaux amovibles pour faire entrer les caméras.
S’y retrouvent 2 millions de led. La light box fait 10 m3.
Tout était programmé et modulable pour être conforme à la prévisualisation

Le problème c’est que la lumière de la light box n'était pas suffisante. Il fallait ajouter une lumière en plus bougée à la main.

Pour les scènes extérieures: Une nouvelle machine a été utilisée. Elle était composée de moteurs pour diriger 12 fils. Ce qui permet de manier les acteurs comme une marionnette.

Pour autant, les têtes des acteurs ont été par moment remodélisées en 3d pour des scènes rapides ou loin de la caméra.

Autre Difficultés : la buée. Elle a été filmée après le tournage, puis intégrée en 3d.

Le feu était un autre chalenge: Il a été fait en partie sur le plateau.
Le problème c’est que du feu dans l'espace c'est une sphère parfaite. Le choix a été de ne pas être réaliste cette fois. Il a fallut faire quelque chose de plus compréhensible pour les spectateurs, du coup, le feu ressemble à ce qui se passe sur terre.

Au total ce sont 440 personnes qui ont travaillés sur Gravity.

Les questions du public :
Est-ce que le choix de la numérisation totale des acteurs a été évoqué : Oui, mais c’est compliqué. Et on ne peut jamais faire mieux que le jeu de l'acteur. Il y a des émotions que l'on ne peut pas refaire en 3d.

Les flammes ont été faites de façon terrestre et il y a un plan où les cheveux de Sandra Bullock ne bougent pas. Est-ce qu’il y a d’autres passages non réalistes dans le film ?
La question est de savoir à quel point on peut être réaliste ou pas, pour toujours garder l’attention du spectateur.
Par exemple, pour la larme, dans children of men il y avait une erreur, avec une éclaboussure sur la caméra. Alfonso Cuarón a voulu y faire un clin d'œil avec la larme de Sandra Bullock.
Pour les cheveux, c'est une sorte d'erreur, mais ça devait passer à l'écran, le spectateur ne devait pas se focaliser dessus..
Il y a des éléments où il fallait travailler sans avoir aucune référence comme pour le parachute. C’est une création pure. Le choix a été fait après avoir appris que dans l’espace, un textile s’étend naturellement, pour reprendre sa forme telle que sorti d’usine.

Par rapport à la prévisualisation de départ, le film final est très très proche a priori.
Mais pour l'animation des personnages, il y a eu un très gros travail de réalisé.

La 3d pour le rendu au cinéma : Le tournage a été fait avec 1 seule caméra, sinon c’était trop lourd. Il a fallut une conversion en stéréo.

Pour les mouvement de caméra: les doly ne suffisaient pas, il fallait plus de précision, d’où l’utilisation des robots industriels.

Projets : guardian of the galaxy + Jupiter ascending
Simulation de peau et de rendu d'armure sur Jupiter Ascending

Design de rocket : les poils avec des vêtements par dessus.
Grood : en bois, les rendus aussi.

3 mots sur Alfonso Cuarón: génial, approchable, fort caractère.

Vous pouviez aussi aller vous promener sur les différents stands qui vous attendez dans le square Sourdillon juste à côté du Petit Faucheux, pour rencontrer d’autres associations, comme la revue ou des auteurs invités par la librairie l’Imaginaute.




Nous avons rencontré Les Artistes Fous.
https://www.facebook.com/LesArtistesFousAssocies


Pour écouter l'interview :
Pour télécharger l'interview: itw.Les.artistes.fous.mp3





La journée s’est fort mal terminée pour nous puisque nous n’avons pas eu le droit de rentrer dans la salle pour la compétition internationale de courts métrages de fiction.

Nous n’avons donc pas pu réaliser les interviews prévues. Nous estimons en effet qu’il n’est pas professionnel de chroniquer des films ou des événements que nous n’avons pas vus.

Nous ne comprenons pas l’organisation du festival qui nous a clairement empêchés de mener à bien notre mission d’information sur la vie des films courts et surtout les éventuelles recherches de crowd founding de la part des réalisateurs.

C’est plus que dommage ! (Et un choix stratégique complètement incompréhensible).

Pour avoir discuté avec des festivaliers le lendemain, visiblement nous n’avons pas raté grand-chose, mais à part le film de Pascal Chind.

Pour autant, comme nous avions déjà pris rendez vous avec Pascal Chind, il nous a permis de voir son Extrême Pinocchio le lendemain.
Ce qui nous a permis de réaliser son interview comme prévu.
Pour écouter l'interview :
Pour télécharger l'interview: itw.Pascal.Chind.mp3



EXTREME PINOCCHIO (video promo Ulule) par CoupeCourt-lefilm


Un film très abouti. Avec un énorme travail de mise en scène, une très belle direction d’acteurs et des décors fort soignés.
Cette version ultra-trash qui fait des clins d’yeux à Pinocchio, mais aussi à Alice au pays des merveilles n’est pas à mettre entre toutes les mains.
Cela dit, dès que vous en aurez l’opportunité, n’hésitez pas à vous déplacer pour voir ce court métrage, qui vaut le détour à plus d’un titre. Et d’après les informations qui nous sont parvenues, plusieurs projections sont déjà organisées, notamment à Paris pendant le festival Geekopolis
https://www.facebook.com/extremepinocchio

Pour la 5ème journée du festival : Lien dimanche