Salle : Le Petit Faucheux
Ville : Tours

Pour la 4ème journée du festival : Lien samedi

DIMANCHE

La 5ème journée du festival mauvais genre a débuté avec un film de piètre qualité. Pourtant nous l'attendions celui-ci!


The Demon’s rook (2013) de James Sizemore



Autant le dire tout de suite, il n'y a aucun scénario digne de ce nom dans The Demon's Rook. Le seul intérêt du film vient de la qualité des masques et maquillages des monstres, démons et autres zombies. Tout est réalisé à l'ancienne, en latex. Et c'est très bien fait. Et la bande son, si vous aimez le rock trainant, limite psyché.
Pour le reste, quel malheur. Le jeu des acteurs, y compris celui de James Sizemore qui incarne le rôle principal, est navrant. Aucune émotion, rien.
Pour l'histoire, ce n'est ni plus ni moins qu'une série de massacres perpétrés par des démons ou des zombies ou des humains possédés. Avec une séquence où nous avons droit à des femmes dénudées pour faire plaisir aux spectateurs puceaux... Il n'y a qu'à voir l'image choisi pour la bande annonce juste au dessus: racoleur au possible...
Un garçon rencontre régulièrement un démon, ses parents le croient imaginatif. Une nuit l'enfant est emmené aux enfers. Il y apprend la magie noire. Une fois adulte, il s'aperçoit qu'il avait une famille à la surface de la terre. Alors qu'il se met en colère, il libère 3 démons mauvais.
Il réussit à s’échapper et retrouve son village. Les 3 démons libérés sèment la désolation. Notre homme est le seul à pouvoir sauver le monde.
Même si les scènes rendent hommage aux films de Romero, de Sam Remi ou Peter Jackson, il ne se passe rien d'intéressant. Savoir manier du faux sang, des vicères de pacotille, créer du brouillard et éclairer avec des spots de couleurs ne suffit pas à faire un bon film.
Sur la bande annonce, vous verrez que le film a été sélectionné dans de nombreux festivals, mais jamais primé. On comprend pourquoi lorsqu'on l'a vu.
C'est mauvais, sans saveur, déjà vu. Un film dont vous pouvez vous dispenser.

Puis est venue la séance Mad In France. Normalement cette séance attire beaucoup de monde. Ce ne fut pas le cas cette année. Mais où sont passés les amateurs de films de genre?


Quoiqu'il en soit ceux qui étaient présents ont pu assister à une sélection d'inégale qualité. A croire que la production française perd en créativité?

La projection a commencé avec la diffusion d'un teaser du film Super Z dans lequel vous retrouvez 2 membres du jury Mauvais Genre de cette année. A savoir HPG et Julien Courbey. Faut-il y voir une relation ou une coïncidence...
Pour l'instant la bande annonce n'est pas mise sur internet. Vous pouvez déjà aller sur la page facebook: https://www.facebook.com/SuperZ
Un film de zombie bien français... forcément ça fait peur...

Pour les courts métrages sélectionnés:
Guys vs zombies de De Pierre-Alexandre Chauvat

Guys vs Zombies - Teaser from Ouich'Eaters on Vimeo.


Super fun, bien rythmé. Ou comment tuer un zombie quand on est gamer ! A voir dès que vous le pouvez

L'homme qui a tué dieu de Noé que vous pouvez voir en intégralité:



Un film très intelligent, qui dénonce beaucoup de choses. Et aborde le problème des populations indiennes, notamment. Faites vous plaisir, regardez le, c'est gratuit!


On/Off de Thierry Lorenzi


Je m'attendais à du bon. J'ai vu à l'écran du très bon. L'histoire vous fait vous poser beaucoup de questions, comme dans toutes les oeuvres de Thierry Lorenzi, qui souhaite avoir des spectateurs intelligents. Question technique, je suis resté bluffé.
Il faut dire qu'il y a seulement 24 heures nous assistions aux explications de la réalisation de Gravity et là, devant On/Off, je vois la même qualité, la même impression de zéro gravité. Oui, il n'y a pas de plans séquences de 12 minutes, oui, il n'y a pas de lumière qui tourne dans tous les sens, oui, il n'y a pas de stars payées des millions de dollars. Mais la crédibilité des images est indiscutable. L'ISS et la terre sont parfaitement bien représentées.
Et cette fin, qui vous oblige à vous regarder dans la glace lorsque vous rentrez vous vous et vous demandez qui vous êtes. Un thème récurrent de la sf, traité de belle manière par Thierry Lorenzi. Bravo.


Plug and play de Davy Sihali (qui était présent)


L'histoire est simple: Mareck monte un site internet de vengeance contre des ex-copines, en publiant des images pornographiques de ces dernières. Son système de vengeance se retourne contre lui d'une façon très concrète.
J'ai trouvé ce court métrage très ennuyeux. Aucun intérêt à voir des filles nues sans un scénario solide derrière. Il y a des films d'un autre genre pour ça. Dire qu'il s'agit du premier d'une trilogie! Des incohérences, comme l'intervention du père Mareck, qui débarque chez lui et le frappe, puis disparait du chant de la caméra en quelques secondes. Que fait-il pendant tout le reste de la scène? Il est par terre, parti dans une autre pièce? A priori tout le monde s'en moque, puisque c'est le moment de montrer deux filles qui se caressent... Aucun intérêt.

Jiminy de Arthur Môlard


Encore un film de Sf très bon. Avec de bons acteurs, une bonne mise en scènce, un bon scénario, une bonne histoire et une vraie réflexion derrière tout ça.
La société Jiminy propose de vous implanter dans la nuque un criquet. Cet implant cybernétique vous donne des informations et vous aide dans votre quotidien: attention l'eau de la casserole va déborder, vous pouvez faire votre nœud de cravate sans y penser, un petit rappel sur la durée de votre abstinence à des substances toxiques etc. Mais avoir une conscience aussi présente peut avoir un côté pervers. Certains ne supportent pas leur criquet. Faut-il toujours agir comme il se doit?
Un très beau film à découvrir absolument.

Je ne suis pas Samuel Krohm de Sébastien Chantal

JE NE SUIS PAS SAMUEL KROHM - BANDE ANNONCE from Sébastien CHANTAL on Vimeo.


Le film est bien réalisé, les comédiens sont tous très justes, mais le scénario, mon dieu. Comment peut-on se réclamer de Lovecraft? Ce n'est pas en mettant un peu de maquillage et de tentacule que l'on fait penser à Cthulhu. Vraiment dommage. Il y avait quelques de très bien à faire, mais c'est manqué. Le choix des engrais y est peut-être pour quelques chose. L'adaptation à une époque moderne permet des économies de costumes, mais donne une représentation banale et peu crédible des situations. Il y avait de l'idée mais le résultat n'est pas au rendez-vous.

Le temps de reprendre des forces et nous voila repartie pour la soirée Sy-Fy, avec la présentation en avant première de 2 séries: Helix et la saison 2 de Metal Hurlant Chronicles.



Hélix:
Au milieu de l'Antarctique, se trouve une base de recherche scientifique.
D'un coup, un virus infecte 3 membres d'une même équipe.
L'armée est appelée, ainsi que la CDC. Des spécialiste sont envoyés sur place pour identifier le risque.
Bon casting, avec quelques cliché : l'asiatique mystérieux, l'agent de sécurité qui est son fils adoptif. Mais passons, car tous sont de bons acteurs et que l'ambiance est bien là. Un huis clos pesant, avec une menace omniprésente, car l'homme n'est jamais bien résistant face à la maladie.
Attention, la série peut vite tourner en rond. Mais faisons confiance à SyFy pour avoir évité cet écueil.
Le côté "relation amoureuse platonique" entre le scientifique en chef et sa protégée, avec l'intervention de son ex-femme dans l’équipe, est très convenu. Mais si cela ne vient pas trop polluer l'histoire, ça ira.
Le fait d'avoir différents spécialistes permet de suivre le travail de chacun et ainsi d'explorer plusieurs pistes des le pilote, ce qui est intéressant. Cela pique la curiosité.
Les personnage sont vite attachants. Le fait que Peter, infecté, soit le frère du chef d'équipe est une bonne chose, cela nous oblige à s'inquiéter pour eux. Le code que Peter lui laisse, les mensonges qui sont tout de suite détectés, mais qui ne peuvent pas être dénoncés, sont autant d'indices qui sont intéressants de suivre.
Le jeu de dupe a déjà commencé. Reste à voir comment évolué la série : ambiance enquête, avec un huis clos sur la base? Complot d'entreprise pharmaceutique ? Nouvelle arme bactériologie ? Ou future pandémie ?
A découvrir sur SyFy dès le 6 mai.


Puis ce fut le moment de voir 2 épisodes de la saison 2 de Metal Hurlant Chronicles, en présence de l'acteur Kamel Laadaili et Guillaume Lubrano créateur et réalisateur.
https://www.facebook.com/pages/Metal-Hurlant-Chronicles-tv-serie



Ils nous ont dit un petit mot avant la diffusion des épisodes:
Les équipes ont eu un peu plus d'argent pour cette deuxième saison. Mais moins de temps: 1 an.
Les équipes savaient un peu mieux ce qu'elles devaient faire, ce qui a permis de gagner du temps.
L'acquisition des droit par sy fy Chanel, pour une diffusion actuellement aux US est une preuve que la sf française, ça peut marcher, même si les décideurs des chaines françaises n'y croient pas.
Pour la saison 1: Guillaume Lubrano a choisi des histoires préférées, en fonction de ce qui était possible techniquement de réaliser.
Pour la saison 2 : Guillaume Lubrano s'est encore fait plaisir, tout en restant réaliste en terme de budget.

Kamel Laadaili ne connaissait pas Metal Hurlant avant d'être contacté.
Il a vu le casting, il a vu l'ambiance : ça lui a bien plu. Il n'a pas hésité un seul instant.
C'est une belle opportunité selon lui.
La Relation avec Scott Adkins ? Kamel Laadaili avait déjà travaillé avec des équipes américaine (Le transporteur) mais là c'était encore un autre niveau.
C'était sympa, même si jamais facile, notamment pour l'accent. Kamel Laadaili a beaucoup d'humour dans la présentation qu'il fait de ses premiers instants de tournage en anglais. Et lorsqu'on l'entend ensuite à l'écran, on s’aperçoit qu'il plaisantait vraiment, car son accent est sans reproche.
Il y a actuellement des discussions pour la saison 3: La nouveauté serait la longueur, avec peut être 12 épisodes, à voir dans quelques semaines.
Le but est d'avoir un projet récurent pour faire de la sf à la télévision en France.
Le problème, c'est les techniciens : il faut qu'ils prennent l'habitude de faire de la Sf, pour gagner du temps. Avec l'habitude, ils arrêteront de se poser la question de "comment on va faire". Ce qui fait perdre de l'argent à tous les projets.

Endomorphe tiré du numéro 136 de métal hurlant
Bonne ambiance de guerre. Les hommes n'ont plus qu'un seul espoir, un golem.
Belle chorégraphie des combats. Ambiance bien sombre, ça fonctionne. Ces tranchées façon guerre mondiale, avec les longs pardessus en laine, face aux énemis qui semblent indestructibles. Le seul but des hommes, tenir le plus longtemps possible pour que le golem puisse les sauver.

Second chance tiré du numéro 138
Plus léger, avec une ambiance plus classique de sf: tripot dans l'espace, vaisseaux spatiaux... Et ce personnage de joueur-loser, qui joue les fiers alors qu'il n'est qu'un flambeur.
Et une fin en forme de clin d'œil.
Ça donne envie de voir la suite.
Rendez-vous sur Ciné Fx, puis sur France 4 pour la saison 2.

Pour en savoir d'avantage, vous pouvez écouter notre interview de Guillaume Lubrano et Kamel Laadaili :
Pour écouter l'interview :

Pour télécharger l'interview: itw.metal.hurlant.chronicles.S02.mp3

Une belle soirée avec des productions de qualité. C'est (enfin) du bonheur.



Pour la 6ème journée du festival : Lien lundi