Salle : Cité des congres
Ville : Nantes

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Pour voir l’ensemble de nos photos : album photos Utopiales 2014

Nous avons débuté la journée avec des interviews :

Louise Joor (qui fut primée) :


Pour écouter l'interview :
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Nicolas Barral :

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Julien Blondel :

Pour écouter l'interview :
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Debug de David Hewlett en compétition :



Un film qui joue avec les codes classiques du genre. Il pourrait être comparé à une remise au goût du jour d'Alien. Sauf que c'est un peu raté, car nous sommes à des années lumières de l'angoisse que nous a procurée le film de Ridley Scott.
Un huis clos dans un vaisseau spatial avec une intelligence artificielle qui est un BioWare rien de tel pour faire un slasher de l'espace. Nous allons voir notre fine équipe se faire décimer tranquillement mais sûrement.
Il faut dire qu'ils sont tous très bons nos hackers, avec un clavier dans les mains.
Mais pour les missions en chair et en os, c'est pas vraiment ça.
Surtout qu'ils aiment se tirer dans les pattes à la première occasion. Résultat, nous attendons de les voir presque tous mourir ; presque car il faut bien une happy-end.
Le manque de décors et de crédibilité dans le jeu des acteurs n'aide pas à avoir de l'empathie pour les protagonistes. Nous sommes bien loin de la qualité de Cube.
Un film à voir à l'occasion sans se prendre à la tête. D’ailleurs, il a le mérite de cadrer parfaitement avec ce qu’on attend de la compétition internationale des Utopiales. Cerise sur le gâteau il colle au thème de l’année.


Prédestination de Michael et Peter Spierig, compétition internationale :



Ce film est un must !
Il va devenir une référence dans le monde de la SF très vite. D'ailleurs, le public ne s'y est pas trompé, il était très nombreux dans la salle et ont donné leurs voix en masse pour cette adaptation de la nouvelle de Robert A. Heinlein.
Jamais le voyage dans le temps et les paradoxes temporels n'ont été aussi bien traités.
Tout est parfait dans ce long métrage. Le jeu des acteurs est magistral. Que ce soit Ethan Hawk ou Sarah Snook, ils sont habités par leur personnage. Le duo fonctionne à merveille avec cette histoire alambiquée à souhait, qui va de rebondissements en rebondissements. Et cela sans jamais vous perdre. Toutes les scènes, les angles de caméra, les ombres, les sous entendus sont là pour une raison bien précise. Rien n'est laissé au hasard. Le rythme est haletant. La photo impeccable. Les réalisateurs australiens sont au sommet de leur art. Une belle leçon de 7eme art et un vrai plaisir pour les spectateurs.


La guerre des cerveaux (The power en version originale) de Byron Haskin ; retrospective :



Un bon vieux film qui vous fera légèrement frissonner, en tout cas c'était l'intention à l'époque. De nos jours, il nous en faut d'avantage comme vous pouvez vous en douter, mais l'idée reste intéressante. Et surtout, il s'agit d'un bon film. Qui sera le dernier de la carrière du réalisateur pour le grand écran.
Il s’agit d’un who done it dans un contexte d’extrapolation scientifique. Au milieu d’un cercle d’éminents spécialistes, quelqu’un ou quelque chose, semble doué de pouvoirs télépathiques destructeurs.
L'idée est simple, bien exploitée, même si le coupable est connu dès le départ. Quoiqu'il en soit, c'est le suspens qui s'installe et la tension qui monte tout au long du film, qui font ses qualités. Il faut avoir un oeil bienveillant sur cette oeuvre de 1968. Ou beaucoup des effets sont produits par votre propre imagination. A vous d'extrapoler, d'amplifier ce que les images vous suggèrent, ainsi vous passerez un bon moment. Et vous inquiéterez devant la menace qui s'abat sur ce comité de scientifiques.


Le jour du dauphin de Mike Nichols, retrospective :



Nous ne savions pas trop à quoi nous attendre en entrant dans la salle. Le réalisateur est connu pour Le Lauréat, Working Girl, Wolf… Mais le thème des dauphins tueurs pour assassiner le président des USA nous inquiétait quelque peu (ce genre de thème peut vite tourner à une sous catégorie de Jaws ou Piranhas).
Nous avons eu raison de surmonter petite appréhension car ce film vaut le détour ! Surtout après avoir vu Link la veille. Cette nouvelle aventure scientifique où les animaux communiquent avec l'homme est parfaitement raccord avec le thème des Utopiales comme vous vous en doutez.
Le scénario est bien ficelé. Cette histoire de dauphin tueur ne concerne que la fin du film et donne une idée erronée de ce qui se déroule pendant 90% du film. Car nous suivons les travaux d'un biologiste talentueux qui a réussi à faire parler un dauphin né en captivité. Son seul désir est de comprendre comment fonctionne le cerveau de ces mammifères. Le problème pour lui, vient de sa dépendance financière d'une fondation qui n'a pas que de bonnes intentions.
Le dressage des animaux est encore à souligner dans ce film. Les dauphins ne font rien d'extraordinaire, mais tout se passe à merveille, comme si les animaux s'exécutaient naturellement et avec plaisir. Il y a donc de fortes chances que vous succombiez aux charmes de l'anthropomorphisme !
Toujours est il que le message sur la recherche, les dérives militaires et la soif de pouvoir est bien là, diffusé clairement. Et il passe d'autant mieux qu'il nous est transmis par un dauphin.

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