Salle :  
Ville : Clisson

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Samedi au hellfest 2016 : http://www.hellfest.fr


Début de journée en trombe avec la main stage et Thy Art is Murder. Une bonne claque pour finir de réveiller les plus courageux.


Il y a l'art et la manière de faire du métal. Thy Art is Murder maîtrise les deux soyez en sûr.
Si le jeu sur scène pour les musiciens est assez statique, ce n'est pas si gênant car l'attention est captée par le chanteur qui s'active et hurle de tous ses poumons.
Une puissance se dégage du groupe au point que l'on se dit qu'il mériterait de passer un peu plus tard dans la journée pour que plus de festivaliers puissent profiter de leur prestation.
C'est la première fois que je les vois sur scène et ce sera avec plaisir que je recroiserai leur route pour les écouter plus longtemps.

Otargos : les amateurs de science fiction et de black métal sont là, même les plus jeunes.



Prestation parfaite pour le groupe que nous avons vu à Tours il y a quelques mois, lors d’un concert organisé par MFest asso. Même s'il n'est que 11h du matin il y a déjà tout ce qu'il faut.



Et j'insiste une dernière fois sur les nouveaux draps noirs qui habillent la scène. Cela est du meilleur effet pour nous permettre de vivre le concert comme dans une véritable salle de concert.
Le groupe a envoyé son black métal futuriste sans faiblir un seul instant.
Une belle prestation pour Otargos.
J’y ai croisé les tourangeaux de Toter Fisch.



Bury Tomorrow : le groupe sait y faire avec un gros son.



Un chanteur et un guitariste qui chante également, le second guitariste et le bassiste qui assurent les backing vocals. Que ce soit pour demander un Wall of Death, un Circle pit ou à tout le monde de se tenir par les épaules pour sauter en rythme comme une famille unie, le public répond présent à chaque fois.
Ce groupe a un avenir tout tracé dans les années à venir.


Myrkur: envoûtant à souhait !



Le pied de micro en bois est un bel effet et les deux voix claire et black donnent une atmosphère vraiment spéciale surtout lorsque l'on voit la maigreur de la chanteuse. Un jeu sobre qui touche juste à chaque fois.
Vous avez l'impression d'entrer dans une autre dimension lors d'un concert comme celui-là où la douceur côtoie la violence. Magnifique.


Darkfortress : Leur black métal lent et lourd est très pesant.


Vous avez l'impression d'être oppressé. Leur musique vous enveloppe et vous étouffe lentement.
Une sensation étrange et en définitive pas si désagréable que cela peut paraître. Bien au contraire. Dark fortress était d’un point de vue musical, impressionnant.



Cattle Decapitation : le groupe s'est fait rare en France. C'est bien dommage.


Du coup ceux qui ont assistaient à leur première participation au Hellfest vont s'en souvenir. D'une violence inouïe leur Brutal Death fait des ravages. Tel un rouleau compresseur le groupe détruit tout sur son passage notamment nos tympans. Une telle débauche d'énergie et de technique est difficile à trouver.


Cattle Decapitation a trouvé le bon équilibre. La technique n'empêche pas la puissance et inversement. Tout est là pour vous mettre la tête sens dessus dessous. Même le chant est technique. Avec des modulations entre chant guttural, chant presque clair et chant nasillard. Et ce coffre ! J'ai vu peu de chanteurs capables de tenir aussi longtemps une note.
Une belle leçon de ce qui se fait de mieux en la matière.


Pour écouter l'interview :

Pour télécharger l'interview: itw.CattleDecapitation.Hellfest2016.mp3


Heidevolk : je découvre le groupe aujourd’hui. Ce qui n'est pas le cas de quelques milliers de festivaliers qui sont venus mettre une grosse ambiance devant la scène.



Leur Heavy Folk avec deux chanteurs fonctionne bien. Très entraînantes leurs chansons sont de véritables hymnes. Le côté folk allié à une base Heavy est un mélange qui donne envie de danser, de chanter...
En plus Mark Bockting Splintervuyscht parle un peu français, rien de tel pour s'attirer la sympathie du public.
Une belle découverte.



Je ne pouvais pas pour autant rater Sixx AM, sur la main stage 1


Grosse ambiance ici aussi. Leur hard rock très entraînant que tout le monde connaît (ou presque) fait toujours mouche. Vous ajoutez les tenues de scènes, deux choristes et le tour est joué. Les musiciens s'amusent et prennent beaucoup de plaisir visiblement, pour avoir autant le sourire aux lèvres et faire des signes de reconnaissance au public tout au long du concert.


C'est un moment agréable qui est partagé avec tous les festivaliers.

Rammstein ayant rangé tout son matériel, il était désormais possible de s’amuser avec la tyrolienne Red Bull, qui faisait passer les adeptes devant les main stages.


Sensations garanties. A condition de se donner assez d’élan faute de quoi, vous pouviez rester coincer au milieu.
Après un passage du côté de la salle de presse, j’ai eu le plaisir de croiser Minoru Niihara, chanteur de Loudness, ce groupe de Heavy Metal japonais qui était monté sur la main stage 1 le matin même.



Pour écouter l'interview :

Pour télécharger l'interview: itw.Loudness.Hellfest2016.mp3


With The Dead : le quatuor est là pour nous donner une bonne leçon de doom-rock.


Tout de noir vêtus les musiciens nous ont proposé un son hypnotique basé sur des riffs répétitifs.
De cette boucle musicale vous ne pourrez jamais vous échapper semble-t-il.
Tout est fait pour vous maintenir sous leur emprise.
Le pire c'est que lorsque vous avez l'impression de tomber dans l'ennui, une petite modulation du thème intervient et relance la machine pour un nouveau tour.
C'est un équilibre fragile que nous propose With The Dead. Ils réussissent toujours à nous garder sur le fil, pour ne pas provoquer le rejet. Bien au contraire.

Joe Satriani : Le guitariste est toujours aussi impressionnant. Il n'y a pas à redire. Cela faisait longtemps que je ne l'avais pas vu sur scène, c'est un pur bonheur pour ceux qui aime la 6 cordes.


Son sens de la mélodie est incroyable. Il suffit de voir le public s'agiter au fil des notes.
Nous avons pu nous délecter de son toucher légendaire.

Disturbed : Après l'annulation de l'année dernière c'est avec une grande joie que je vais assister à leur concert. Et visiblement je ne suis pas le seul. Tant de monde pour applaudir les américains.



Leurs titres n'ont pas pris une ride. Et les entendre en live est un moment privilégié.
Avec une belle set list qui va chercher dans tous les albums. Et un public acquis à la cause, tout fonctionne à merveille pour qu'il y ait une belle communion musicale.
Avec une belle brochette de finlandais qui s’est pris par les épaules sur la reprise acoustique de The Sound of Silence! Un moment qui donnait presque l’impression d’être en pleine époque peace and love !


Quelques belles surprises pour conclure le concert : l'arrivée du groupe Sixx AM, puis Glenn Hughes est venu se joindre à la fête. Pour ensuite enchaîner avec un bon petit Killing in The Name Of de Rage Against The Machine, ça fait toujours son effet.
Même si le groupe n’a plus l’énergie de ses 20 ans, il y a toujours un petit frisson à les écouter.

Primordial : Le groupe qui est classé par beaucoup comme Black Métal, est bien plus que ça. La musique teintée d'ambiance folk donne une couleur originale à leur musique.


Et la théâtralisation de leur concert réserve une expérience unique. Si les musiciens sont on ne peut plus statiques, le chanteur, lui, vit les textes. Avec un chant qui ressemble plus à une litanie, vous assistez à une véritable pièce. Quoi de mieux pour du live !
Primordial était un rendez vous incontournable pour les aficionados de la scène Temple.

Fu Manchu : Le rendez vous que les amateurs de Stoner attendaient. C’est dans une The Valley débordante de monde que le groupe a officié.




Grosse ambiance ici une fois de plus. Le groupe s'en donne à cœur joie et le public en redemande.
Une telle musicalité en fait l'un des maîtres à penser du style, une fois encore.
Il n'y a rien à redire. Tout a été fait de la plus agréable des façons.



Gutterdämmerung sur la War zone :

C’est un événement unique en France (à ma connaissance) que nous propose le Hellfest, avec la projection de ce film accompagné de musiciens métal. Il ne s’agit pas d’un ciné concert, mais de bien plus que cela. La partition a été écrite spécialement pour chaque intervenant. Le fait d’avoir Henri Rollins en narrateur donne une ambiance très forte. Et voir Lemmy sur l’écran, quelques mois après sa disparition, juste après le bel hommage qui lui a été offert par le festival, c’est très émouvant.

Le film est une curiosité, une performance, plus qu’un chef d’œuvre du 7ème ou du 4ème art. Mais l’alliance des deux. Le fait d’avoir à l’écran Tom Araya, Iggy Pop… c’est une expérience à vivre.

Pour l’histoire, du grand classique, avec la thématique de la musique, du diable et de l’Homme. Cela fonctionne bien. C’est un bon moment qui est proposé dans un format peu employé. Et vu la belle brochette de musiciens qui officie derrière l’écran, il faut avoir les capacités de les accueillir. Le Hellfest est très adapté pour cela.
Une idée peut être à développer pour les prochaines années.

Voici la bande annonce pour vous donner un aperçu.



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