Salle : Salle Maria Callas
Ville : La ville aux dames (37)

M fest 2017




A l'heure dite le Mfest 2017 a débuté.
Si le soleil vient réchauffer les corps à l'extérieur, en ce milieu de mois de septembre, une fois que vous avez pénétré les portes de La salle Maria Callas, c'est l'ombre qui vous accueille. Parfaite opposition pour permettre aux groupes et aux festivaliers de profiter des concerts dans les meilleures conditions.

Il n'est que 14h00 mais quand Skeptikon arrive sur scène vous glissez dans un univers parallèle où le temps n'a plus de sens.



Leur black métal est bien connu des tourangeaux, puisque le groupe vient de chez nous et qu'il a gagné Le Tremplin MFest2017. De bonnes lumières, un gros son. Tout est bon.
Devant un public déjà Bien présent, le groupe enchaîne ses compositions sans se poser de questions.



Avec des festivaliers qui savent donner de la voix pour exprimer leur satisfaction.
Toujours aussi pesant avec ses harmonies compliquées, Skeptikon balaye tout sur son passage. Rapide, puissant, technique, vous pouvez tout dire à propos de Skeptikon qui ne s'en laisse pas compter. Ce n’est pas parce que nous sommes en ouverture du Festival qu'il ne faut pas se donner à 100%. C'est un plaisir de les voir de nouveaux sur une grande scène.
Affaire à suivre, car le groupe sort un album dans la foulée.

Pour écouter l'interview :

Pour télécharger l'interview: Skeptikon.mp3

Le public continue d'arriver. Il faut dire qu'il y avait 230 préventes, ça va bien remplir la salle.

Et Warmachine avec son Stoner Trash survitaminé n'est pas là pour enfiler des perles. La puissance dont ils font preuve est un vrai tsunami.



Avec des chansons qui traitent de sujets divers et variés comme les bêtes, le sentiment d'être aculé, les champignons… autant de thème qui vous transportent.



Le son est fort, énergique, nerveux… très bon. Et du coup vraiment trop court.
Une nouvelle claque de la part des angevins, qui justifie leur place de vainqueurs du Mfest, sans contestation possible.

Dysmorphic:
Le groupe est en pleine mutation dans son line up. Nous retrouvons le premier chanteur désormais, et c'est le dernier concert de Quentin, leur batteur. Une ultime occasion de voir cette formation pour le groupe Dysmorphic, qui ne va pas s'arrêter pour autant.



C'est un (simple) changement comme de si nombreux groupes en connaissent. Le groupe a à cœur de laisser une belle image pour ce concert un peu spécial. C'est à chaque fois une joie de voir Dysmorphicsur scène. Ce concert ne déroge pas à la règle. Leur métal technique est dévastateur. Ça tricote sur les manches, la batterie envoie très fort et le chant est très présent.



Avec une set list qui va chercher des titres anciens comme de plus récents. De quoi satisfaire les fans du premier album, comme ceux qui ont découvert le groupe plus récemment.
Une redoutable énergie émane de Dysmorphic. Nous leur souhaitons bonne route avec leur nouveau batteur.
Pour écouter l'interview :

Pour télécharger l'interview: Dysmorphic.mp3


Déluge :
J'attendais beaucoup de la prestation du groupe. Ce fut à la hauteur de mes espérances.
Froid, glaçant même. Avec ce bruit de pluie entre les morceaux, qui ne cesse jamais. Cela vous plonge dans un état de trans ou de repli sur soi même assez phénoménal. Vous sentez que vous n'êtes pas à votre place au milieu de ces éléments sonores qui se déchaînent.



Le jeu de lumière, avec beaucoup de contre jour et de strombo est performant. Vous ne savez jamais ce qui va surgir de l'ombre. Les accélérations de rythme ont un effet décuplé en live.
Le groupe a une présence, un charisme indéniable.



Une expérience noire que je vous recommande de vivre des que possible.

Pour écouter l'interview :

Pour télécharger l'interview: Deluge.mp3


Ultra violence : avec un nom de groupe comme ça (et avec un back drop très explicite) l'intro des concerts est toute trouvée : un extrait de la bande originale du film Orange Mécanique, bien sûr !


Le groupe propose un Trash bien rapide, qui rend hommage à la grande époque de ce style
Des riffs qui claquent, quelques breaks, des soli supersoniques et quelques cris qui montent dans les aigus.
Toutes les techniques de la guitare sont utilisées pour avoir le meilleur rendu, l'accroche imparable : tapping, sweeping, hammer et pull off, tout est bon tant que c'est fait pour augmenter le tempo.



Tout va très très vite, pied au planché, accélération grâce à la pente, la descente est vertigineuse. On a presque l'impression d'avoir pris une machine à remonter le Temps. Ça le fait et pas qu'un peu. Une belle claque de la part des italiens.

The Great Old Ones
Comme j'apprécie Lovecraft et le métal, un groupe comme The Great Old Ones ne pouvait que me satisfaire. Mission accomplie.
C'est une véritable chape de plomb qui s'est abattue sur La salle Maria Callas.



Le Mfest vient de plonger dans les plus profonds abysses. Le décor est minimaliste, mais très impressionnant.
Le portrait de Lovecraft en fond de scène et cette sculpture qui trône sur l'avant de la scène sont hypnotisants. L'effet stroboscopique des lights vous met dans un état second, ou vous pourriez bien laisser un peu de votre santé mentale.
La musique est violente mais à un tel point que vous n'avez plus l'impression que d'entendre 1 son, unique, continue, mouvant, qui oscille comme un ver dans votre tête.
Sensation étrange mais loin d'être désagréable. Une expérience des plus fantastiques qui soit dans tous les sens du terme.
Pour écouter l'interview :

Pour télécharger l'interview: TGOO.mp3


Unfashionable ruination : le chanteur n'a pas pu faire le déplacements pour des raisons médicales. Il est remplacé par la chanteuse Mallika du groupe Abnormality.
Pour avoir écouté ce que donnait sa voix sur les clips, je savais qu'elle avait du coffre mais en live ! C'est incroyable.
Elle a une voix très douce et légère quand elle parle mais les growls qu'elle sort semble provenir d'un bûcheron de 200 kg! Quel son grave, caverneux et long. Une belle maîtrise des techniques de chant, c'est incontestable, qui la transforme presque physiquement lorsqu’elle growl : fini les yeux espiègle, place à la résonance.



La musique de Unfashionable ruination est un rouleau compresseur.
Une lourdeur sans pareil, un son grave et une agressivité sans faille.



Du gros death comme il faut, la technique est là aussi, sinon les titres seraient monotones. Ce qui n'est jamais le cas. Grosse impression sur ce groupe que je découvre en live. Un sujet à creuser car ça vaut plus que le détour, pour les amateurs de métal extrême.

Malevolence : il y a des groupes comme ça, tu arrives fatigué devant la scène et d'un coup, le groupe te balance des riffs hardcore , t'invective, saute et ta léthargie se transforme et poussée d'adrénaline. Tu commences à bouger dans tous les sens, mosher, enchaîner les circle pits…
C'est ce qu'a ressenti le public du Mfest ce soir.



Certes l'ensemble de la salle n'a pas pogoté, il y avait des spectateurs timides … mais une bonne moitié du public s'est dépensée sans compter.
Quelle claque ! Une fois de plus! Cela fait 2 ans que le groupe était passé au Riipfest. Une nouvelle fois le groupe a mis tout le monde d'accord. Les partons : c'est bel et bien eux. Du très bon métal hardcore comme on aime en voir.

Rotting Christ
Je n'en reviens toujours pas de pouvoir écouter un groupe comme Rotting Christ
à La maison ! Le groupe a fait le déplacement depuis La Grèce pour cette date ! Pour les revoir ensuite il faudra attendre l'hiver et aller bien loin. Le groupe est un monstre du black métal comme nous le savons tous.



Quel charisme, quelle présence, quelle puissance !

Les titres du dernier album sont très impressionnants. Les entendre en live donne littéralement le frisson. Ici, il ne se s'agit pas de faire semblant. L'intensité du verbe se retrouve sur chaque parole. Les mélodies s'associent à ces incantations. Un magnifique rituel auquel nous avons participé a été accompli. Un souvenir grave à jamais dans nos mémoires. C'était d'une intensité rare. Cette batterie qui ne cesse jamais, les riffs de guitares et ces voix, tout est fait pour nous envoûter.



Somptueux !


Merci à toute l’organisation du MFest, cette édition restera dans les mémoires.

http://www.festival-mfest.com/


Toutes nos excuses pour les groupes que nous n’avons pas pu interviewer pendant le festival