Salle : Open Air
Ville : Clisson

C’est toujours un plaisir d’arriver un peu en avance au Hellfest. Dès le jeudi les portes s’ouvrent avec l’extreme market, la vente (en quantité limitée) des tickets pour la prochaine édition et ses animations.

Pour 2019 : rendez vous du 21 au 23 juin 2019. Nous avons eu une surprise en toute fin de festival (nous y reviendrons à la fin du compte rendu) : l’annonce de 5 groupes à savoir Dropkick Murphis, Manowar, Slayer, Carcass et Mass Hysteria. Il faut maintenant attendre la liste des 140 groupes qui compléteront l’affiche 2019.



Sur la petite scène de l’exteme market qui était bien orientée cette année (les musiciens n’avaient le soleil en pleine figure) : Concert de cuivres qui reprennent des classiques du metal, boutiques éphémères comme celle d’Urban Comics ou de Bragelonne qui avaient des titres en relation avec le Hellfest, un large choix de stands vous tendent les bras : artisans, marchands, de la guitare au t-shirt, du cd au vinyl vous trouverez votre bonheur sans difficulté.



VENDREDI : JOUR 1 :

Début du festival avec du soutien à la scène locale tourangelle de notre part : Drakwald
Le vent souffle dans les voiles ce matin. Parfait pour accueillir le groupe de Pagan Metal Drakwald. Les compositions sont très variées pour ce groupe, comme vous le savez peut-être déjà. Au milieu de cette agressivité, des passages avec des soli de guitare atmosphériques. Une voix qui alterne death et black. Pour couronner le tout, les instruments à vent qui donnent une couleur supplémentaire à la musique.



Leur métal musclé et quelque peu festif avec la flûte ou la cornemuse envoie fort.
Les festivaliers sont déjà là en nombre ; la scène Altar est bien comble. Ce qui permet déjà un bon wall of death jusqu’à la régie.
Le groupe enchaîne sans faiblir ses titres pour un maximum d’ambiance.
Le public hurle, frappe dans ses mains, bouge en rythme. C’est tout ce qui fait plaisir à voir et à entendre pour accueillir Drakwald comme il se doit en ouverture du festival. Un exercice délicat dont les tourangeaux ont su s’acquitter avec vigueur et détermination.
Un très bon set. Bravo messieurs.



Pour écouter l'interview :

Pour télécharger l'interview: itw.Drakwald.Hellfest2018.mp3


Bunkum :
Découverte du nouvel aménagement de la Warzone avec les pavés, pour voir Bunkum. Une bonne idée, qui se retrouve aussi devant les mainstage. Cela évite à tout le monde de manger de la poussière toute la journée, car la pelouse ne supporte pas bien les pogo et autres circle pit.



Le groupe commence en douceur (façon de parler), puis se réchauffe et bouge un peu plus. Du hardcore bien rentre dedans, avec des soli de guitares pour varier un peu le style. Comme de petites aérations rock, en quelque sorte.



Bunkum se fait plaisir devant un public attentif, qui est là pour découvrir le groupe.
Une belle exposition pour Bunkum, qui ne s’en laisse pas compter même si comme nous le dit le chanteur, ils avaient une petite appréhension avant de monter sur scène.
Mais il suffit de quelques notes pour que tout s’arrange.
Ça mosh dans le pit! C’est toujours bon signe.

The Walking Dead Orchestra : Temple.



Le groupe a un son ravageur ! Je savais à quoi m’attendre, mais là j’en ai quand même pris plein les oreilles. Leur death survitaminé ne laisse place à aucune concession. Un véritable bulldozer sonore. Avec une puissance très bien gérée. Ça joue lourd et bien grave. Quelques breaks pour augmenter l’effet de l’accélération qui arrive derrière et vous avez la tête qui décolle.



Des soli très speed, pour continuer d’exciter le public. Et ce chant, qui vient d’un véritable gouffre. Ça remue les entrailles.
Quelle belle démonstration.

Le Hellfest, c’est aussi l’occasion de rencontrer des groupes qui ne sont pas sur l’affiche et qui ont une actualité importante :
AcoD :



Pour écouter l'interview :

Pour télécharger l'interview: itw.ACOD.Hellfest2018.mp3





Disconnected :



Pour écouter l'interview :

Pour télécharger l'interview: itw.Disconnected.Hellfest2018.mp3



Melted Space :



Pour écouter l'interview :

Pour télécharger l'interview: itw.MeltedSpace.Hellfest2018.mp3


Retour devant les scènes : Benighted
Ce groupe est fou! C’est le principe. Quelle intensité dans leur musique et dans leur performance scénique. C’est toujours un plaisir de les voir.




Avantage du Hellfest : les belles surprises. Avec l’arrivé de Arno du groupe Black Bomb A : c’est seulement la seconde fois que Cum in Disgust est joué sur scène !



Une puissance incommensurable se déchaîne sur scène.
Ensuite le titre Slut pour énerver encore un peu plus le public qui offre déjà des circle pit !
C’est un tel moment hors du temps de voir Benighted. Votre cerveau disjoncte lors de leur prestation. C’est incroyable de vivre des moments aussi forts.
On en veut encore et encore, comme pour toute bonne drogue qui vous retourne la tête et vous donne une envie d’y revenir le plus tôt possible.

Interview du groupe Monolyth :


Pour écouter l'interview :

Pour télécharger l'interview: itw.Monolyth.Hellfest2018.mp3



Puis récupération des gobelets de l’année pour compléter la collection et c’est reparti pour les concerts.


Demolition Hammer:
Du trash qui pourrait être qualifié de old school désormais. Mais qui est celui que le groupe pratique depuis ses débuts.
C’est à dire un trash rapide, hargneux.
Cela fait toujours du bien aux oreilles d’entendre des groupes qui ont d’une manière ou d’une autre fait avancer la musique métal.
Rien de novateur, certes, mais qui va s’en plaindre. Des riffs puissants, des soli bien incisifs, c’est tout ce qui a fait et continue de faire les lettres de noblesse du métal.



La basse fracasse tout, surtout quand on se retrouve devant la scène à prendre des photos.
La batterie n’a rien de démonstratif. Mais peu importe, le rythme est soutenu, pas besoin d’un attirail pour pieuvre pour avoir un très bon rendu.
C’est un très bon moment que nous a proposé Demolition Hammer en ce vendredi après midi.

Lorsque Kristian Nairn (Hodor dans Game of Thrones) est arrivé dans l’espace presse, nombreux sont ceux qui l’ont sollicité pour faire des photos. Nous n’avons pas résisté : en souvenir, ce cliché avec notre mascotte et quelques mots échangés avec l’acteur qui est d’une extrême gentillesse.



Kristian Nairn était là pour assurer la promotion du Jeu World of Warcraft qui est partenaire du festival depuis quelques années. Pour en savoir d’avantage vous pouvez aller regarder cette vidéo officielle de World of Warcraft France : https://www.youtube.com/watch?v=SZ2xgblQ2Ks




J’ai ensuite découvert le groupe Mysticum. Du black métal industriel norvégien.
C’est violent, y a pas à dire, que ce soit dans l’esthétique ou dans la musique.



Les piédestaux mettent les musiciens à un niveau de supériorité qui est dérangeant.
Leurs visages fermés ne sont pas là pour rassurer. L’absence de communication avec le public, ce qui fait partie du style, confirme la froideur de l’ensemble.
Les écrans en noir et blanc, les effets de fumée et les spots vont dans le même sens.
La batterie électronique assure un rythme infernal. Les samples utilisés en intro de certains titres n’ont rien de chaleureux, comme vous pouvez vous en douter.
Un son dur, qui a su captiver un nombre certain de festivaliers, sans convaincre les foules pour autant.
Leur black métal confine sur quelques morceaux à l’incantatoire.
Un style très extrême.
Une découverte intéressante, sans que je sois tombé pour le charme.




Steven Wilson : Main Stage 2
Ambiance calme pour écouter Steven Wilson. Tout le monde est allé manger d’un coup après Europe. Et beaucoup de festivaliers dont je fais partie sont devant la mainstage 1 à patienter pour Hollywood Vampires.
Mais revenons à Steven Wilson. Ce très grand musicien nous a proposé une belle setlist.



C’est toujours un plaisir d’écouter Steven Wilson que ce soit sur album ou en live. Un jeu d’une réelle finesse. De quoi ravir tout le monde en ce début de soirée.

Hollywood vampires : Vous n’aurez pas plus de photo que celle ci malheureusement pour des questions de restriction d’accès au pit photo pour Hollywood Vampires.



Pour ceux qui ne savent pas comment cela fonctionne c’est assez simple : les groupes décident qui peut les photographier et combien de temps. Pour les groupes hors Mainstage, tout se passe bien et l’accès est très libre. Par contre Mainstage, les groupes commencent à avoir des exigences, ce fut le cas de Hollywood Vampires, Judas Priest & Iron Maiden.

Hollywood vampires : C’est à se demander qui attire le plus les foules dans ce groupe. Chaque membre est un excellent musicien, ainsi qu’un chanteur de talent.
Bien sûr, Alice Cooper s’occupe de l’animation. Joe Perry assure sur sa 6 cordes. Johnny Depp n’a rien à leur envier. Tout le monde a eu un frisson lors de son interprétation de Heroes de David Bowie. Les autres musiciens qui accompagnent ces stars sont aussi d’un talent qui a fait forte impression.
Les titres s’enchaînent avec des morceaux des Doors, Johnny Cash, Alice Cooper, Aerosmith… que du très bon. Tout le monde a le sourire aux lèvres. Ce groupe qui pourrait passer pour une curiosité vaut plus qu’un coup d’œil. La qualité de leur prestation est exemplaire. Du grand art avec des musiciens de grand talent.




Satyricon :
Le groupe a assuré son concert malgré un énorme problème : à leur arrivée sur Nantes ils n’avaient pas leurs instruments. Du matériel leur a été prêté et les voilà sur scène. Le chanteur rappelle qu’ils sont présents depuis le début du Hellfest et que c’est un honneur pour eux de pouvoir venir régulièrement au Hellfest, un festival pour lequel ils seront toujours fidèles.



Leur son est d’une qualité parfaite (après quelques ajustements sur le premier titre). C’est un set envoûtant qui nous a été proposé par les maîtres norvégiens du black métal. La force du groupe qui est aussi sa marque de fabrique : oser. Cela donne un son toujours respectueux du style mais avec d’infimes variantes qui sonnent à la perfection. La noirceur de leur musique la rend des plus inquiétantes. C’est ce qui est apprécié dans leurs compositions, ces atmosphères à nulles autres pareilles.



Quel immense plaisir de les voir au Hellfest.




Fin de notre première journée, le plaisir est là sur tous les visages, la nuit va être courte, car les réjouissances continuent dès demain matin.




Lien journée samedi : lien ici