Salle : Open Air
Ville : Clisson

Lien Jour 1 : vendredi : lien ici

Début de journée de journée en « douceur » avec le death métal finlandais de Demilich.



Dès que vous entendez les premières notes du groupe, vous savez qu’ils ont débuté leur carrière dans les années 90.
Une voix bien profonde. Un rythme rapide, toutes guitares dehors.
Avec une exclusivité pour le Hellfest, porté par le bassiste : un t-shirt du groupe aux couleurs du drapeau français.



Ça envoie bien fort. Une découverte pour moi. Il était tant, car j’étais passé à côté d’un bon groupe !

En attendant L7, j’ai entendu la fin du concert d’Eskimo Callboy, groupe allemand de Djent. C’est assez curieux à entendre. Mais on se met vite dans l’ambiance et on se surprend à bouger en rythme. Le groupe a réussi à faire asseoir la foule pour sauter tous ensemble au son de leurs mélodies de si bon matin. Puis faire bouger les festivaliers dans une drôle de chorégraphie qui consiste à faire de petits sauts de gauche à droite en rythme, puis de revenir de droite à gauche. Une vraie fête dès 13h, ça demande une sacrée dose d’énergie. Le groupe Eskimo callboy n’en manque pas.

L7 : les punks californiennes sont revenues en forme. Comme elles le disent elles-mêmes, si elles montent encore sur scène « c’est pour dire du mal, car il y a beaucoup à critiquer actuellement ».



Leur set est basé sur des morceaux bien efficaces.
Je ne connais pas l’ensemble de leur discographie, mais j’ai eu plaisir d’entendre des morceaux que j’avais apprécié sur les albums que je connaissais déjà.
Un moment de nostalgie en quelque sorte.




Psykup :
Le groupe est toujours aussi éclectique dans sa musique et son imagerie.



Arrivée sur scène avec la musique des beach boys, chemises hawaïennes, lunettes de soleil et frisbees, pour nous balancer un morceau bien énervé, histoire de trancher dans le vif dès le départ. Le décor est posé. Leur métal protéiforme est un petit bijou à écouter. Les influences jazz qui font la marque de fabrique du groupe rendent à merveille en live. Au passage Psykup rappelle la sortie de leur dvd live il y a quelques jours ( lien chronique ici). Quand on voit le monde qui se tasse sous la tente Altar, qui en vient à déborder de tous côtés, il y a beaucoup à parier que nombreux sont les festivaliers qui vont poursuivre cette expérience live chez eux, grâce à ce dvd.



Ça joue à fond sur scène, à la fois sérieux et décontracté, car la partition est complexe. Ce qui n’empêche en rien le groupe de sauter dans tous les sens.
Quel bon concert. C’est toujours une belle pièce musicale que nous propose Psykup quand ils sont sur les planches.




Tremonti
C’est sous une chaleur écrasante que le groupe a envoyé tout ce qu’il avait.



Très honnêtement, j’ai trouvé cette prestation moins agréable que lors de leur précédente venue au Hellfest. Sans que je trouve d’explication particulière à mon ressenti. Peut-être moins de nouveauté dans le concert. Ce qui n’enlève rien à la qualité du dernier album.
Avec un petit mot pour feu Vinnie Paul de la part du batteur du groupe. Et le groupe enchaîne avec un titre de leur dernier album. Un son lourd, peut-être un peu trop de basse et de batterie à mon gout. La faute du vent qui fait disparaître les aigus ? Je ne saurais dire.
Mais sur les 2 dernières chansons tout s’est arrangé notamment un « a dying Machine » envoûtant. Du très bon Tremonti.
Un show en demi teinte pour moi. Ce qui ne m’empêchera pas de retourner voir le groupe à la première occasion.


Interview de Sami du groupe Ensiferum: La raison du chapeau sur sa tête est purement privée, je ne révélerai rien ici sur le sujet.



Pour écouter l'interview :

Pour télécharger l'interview: itw.Ensiferum.Hellfest2018.mp3


Interview Deadline :




Pour écouter l'interview :

Pour télécharger l'interview: itw.Deadline.Hellfest2018.mp3


Interview Antagonism :




Pour écouter l'interview :

Pour télécharger l'interview: itw.Antagonism.Hellfest2018.mp3


Arkona. Les russes ne sont plus à présenter. Leur pagan/folk est viscéral. Vous profitez d’une immersion totale dans leur univers peuplé de mythes et légendes. Vous y revivez aussi de grand moment d’Histoire.
Arkona brasse large pour toujours plus d’authenticité et de créativité.



Sa chanteuse on ne peut plus charismatique emmène la formation d’une main de maître. Les instruments traditionnels font forte impression et sont utilisés avec une grande finesse : la douceur de la flûte, le côté festif de la cornemuse, l’hypnotisme du tambour…
Leur métal est agressif par le chant, certes, mais sans violence gratuite. Les variations de voix et de rythmes sont autant de démonstration de la créativité du groupe.
Le public ne s’y trompe pas. Il est là en grand nombre et n’est pas venu en simples spectateurs néophytes. Bien au contraire.
Un très bon concert.

En attendant pour Body Count, j’ai pu profiter de la fin du concert de Bullet for my valentine. Le groupe envoie du bois. Un show simple, pas de fioritures, les lights n’ont pas beaucoup d’effet à cette heure, car le soleil se couche et inonde la scène.



Les musiciens ne peuvent compter sur aucun artifice. Et cela suffit très largement à Bullet for my valentine pour mettre tout le monde d’accord.
Une fin de concert qui est un vrai booster.

Body Count : pas de photo de près car la règle des 3 titres m’a été fatale : trop de photographes prioritaires me sont passés devant. Dommage.



Vous pouvez constater que la foule est bien compacte pour accueillir le groupe qui a décidé s’ouvrir avec un bon vieux titre de Slayer. De quoi bien énerver tout le monde.
C’est bien réussi.
Le groupe enchaîne avec une set list bien sentie. Aucun temps mort. Avec quelques blagues de la part d’ice T qui nous annonce avoir changé de nom pour … ice motherfucking T bitch !
Un franc parlé pour le rappeur qui emmène son groupe avec brio. Les musiciens ont beaucoup changé dans le groupe mais il reste Ernie C à la guitare. Et finalement peu importe. Ce qui compte c’est la voix d’Ice T et l’énergie de BodyCount. Un groupe sans nul autre pareil qui « défonce les abrutis, au premier rang desquels se trouvent les racistes et Donald Trump ».
Ça balance dans tous les sens et c’est ça qui est bon.
Surtout le groupe joue Mainstage, ce qui n’est pas du luxe quand on voit le monde qui est venu les écouter.
Une bonne idée de la part du Hellfest de les avoir déplacé depuis leur dernière prestation à la Warzone.




Enslaved : j’attendais un peu plus d’Enslaved. Non pas que le show ne soit pas à la hauteur, mais il m’a manqué un petit quelque chose qui fait la différence.



Pourtant les musiciens sont talentueux, charismatiques. Les compositions du groupe sont très variées. C’est d’ailleurs ce qui fait tout le charme d’Enslaved. Le public est là pour répondre présent comme un seul homme à chaque sollicitation.
Mais je ne suis pas rentré dedans. Tant pis pour moi car le groupe a proposé de très beaux titres avec des ambiances forts variées. Du passage atmosphérique aux bons riffs bourrins, tout y est passé. Ce qui est la marque de fabrique du groupe.
Affaire à suivre, car je compte bien passer un meilleur moment lors de leur prochaine venue au Hellfest

Du coup, je suis allé admirer un joli lever de lune au dessus de la mainstage où jouait Deftones. Ce groupe est une pure merveille. A chaque fois que j’ai pu les voir j’ai été transporté par leur musique. C’est avec un plaisir immense que j’ai pu me délecter de leurs titres.



Un groupe qui est toujours dans l’échange et dans la motivation. Je ne sais pas ce qui fait ce petit plus que Deftones possède mais ils sont toujours au contact avec leur public au sens le plus physique du terme avec. Le chanteur a partagé le micro avec le public, une fois encore. Un concert de Deftones, c’est toujours un moment d’émotion intense. Rien de tel pour motiver tout le monde.
Quel échange !

Dead Cross : The Valley



L’album de Dead Cross est très bon. Mike Patton est connu pour ses prestations live et Dave Lombardo est un maître en matière de batterie.
J’attendais beaucoup de ce concert. J’ai eu de ce que j’attendais avec une surprise : la montée d’un jeune membre du public pour chanter avec Mike Patton.




Dead cross est une expérience musicale assez incroyable. Et mise à part la réflexion sur Johnny Depp, aucune fausse note n’est à relever pour ce concert incroyable.
Une musique complexe exécutée avec une apparente facilitée et décontraction de la part de très talentueux musiciens. Un combo ultra efficace. Et quelle frappe à la batterie. C’est toujours impressionnant d’entendre Dave Lombardo dernière les fûts.



Petite information complémentaire : le bassiste a le doigt cassé actuellement ! Et il assure tout de même la tournée en cours.




Watain : ce groupe de black métal possède cette particularité de transformer ses concerts en véritables rituels. L’intro avec les flammes, le breuvage jeté au public, les bougies, le crâne de bouc… tous les éléments pour une Grand messe.



Ici, on ne fait pas dans la demi mesure : un son compacté, avec ces accords dissonants si caractéristiques du style black métal.
De la méchanceté et de la violence à l’état pur. Ça sent le souffre sur scène.



Watain est connu pour ses performances spectaculaires. Nous avons eu droit une fois de plus à une prestation de très haut niveau.
La puissance développée par le groupe est immense. Les musiciens sont comme habités. Du black métal provocateur et sans concession, comme il convient d’en apprécier sur la scène Temple du Hellfest.
Welcome to hell.

Pour rester dans le style et finir la journée : Dimmu Borgir
Je vais enfin voir ce groupe sur scène. Il fait partie des groupes que je classais parmi les plus extrêmes il y a de nombreuses années. Leur black métal orchestral est toujours un régal pour les oreilles, si elles ne sont pas trop délicates. La violence des mélodies est une constante.



L’esthétique de Dimmu Borgir a toujours fasciné. Cela ne va pas être démenti ce soir. Les tenues sont travaillées, les maquillages tout autant. Si le fond de scène est assez simple, avec des kakémonos en premier plan, les effets de fumée et pyrotechnique ont un très bon résultat.
Les flammes il n’y a que ça de vrai pour mettre une ambiance dans un concert. Ce n’est pas à Dimmu Borgir que nous allons apprendre quoi que ce soit en la matière.
Le groupe nous a offert un très bon concert qui met on ne peut mieux en valeur leur dernier album, que je vous invite chaleureusement à aller écouter.




Lien dimanche : lien ici