Salle : Espace Gentiana
Ville : Tours (37)





Début du festival Riipfest avec une difficulté de taille : la France joue son quart de finale de la coupe du monde de foot. Le match vient de finir. Polair monte sur scène. Du coup, le temps que tout le monde lâche sa télévision pour arriver à l’espace Gentiana, il va s’écouler un petit moment. Et c’est devant un public clairsemé que le festival a débuté.
Le groupe accueille Yen Yen en guitariste temporaire. Ce dernier les accompagne le temps que leur guitariste habituel soit de nouveau disponible.



Un hardcore assez classique, avec un peu de beat down. Je suis toujours curieux de voir des musiciens qui jouent habituellement dans d’autres formations, dans d’autres styles de metal. Polair fait partie de ce genre de groupe qui a une identité propre.



Pour le savoir d’avantage, je vous invite à écouter leur interview où les musiciens parlent de Polair, mais aussi de leurs autres projets (Bad Sheeps, From Man To Dust, Nesseria, Mind Awake…)

Pour écouter l'interview :

Pour télécharger l'interview: itw.Polair.RiipFest2018.mp3


Jarod : leur emotional hardcore porte bien son nom. Un chant féminin en français qui se pose sur une musique « douce ». Le groupe parle de sentiments forts, de souffrance émotionnelle, de révolte intérieure contre le monde extérieur etc.



Leur dernier EP sorti en numérique il y a quelques semaines sortait aussi en physique aujourd’hui.



Une bonne nouvelle pour les amateurs de musique qui pousse la réflexion un peu plus loin. Où l’énergie explosive est là pour faire bouger les a priori et les barrières.

Pour écouter l'interview :

Pour télécharger l'interview: itw.Jarod.RiipFest2018.mp3


Born To Burn :
Le groupe tourangeau nous offre une fois encore une prestation de haut niveau.



Born to Burn joue avec une puissance incommensurable. Le public commence à bouger. Ce qui est toujours bon signe. Le métal lourd et agressif du groupe fait mouche. Un set bien sec et rentre dedans, c’est ce que nous a proposé le groupe. Avec un joli logo sculpté en prime pour décorer la scène, tout nouveau tout beau. Quelle bonne idée ! Avec le créateur dans la salle, qui fait partie des compagnons du devoir.



La puissance monte avec la chaleur !
S’en suivent un bon pogo, un circle pit et un wall of death!
C’est pour ce genre de rencontre que nous nous déplaçons en concert. Un bel échange d’énergie.

Pour écouter l'interview :

Pour télécharger l'interview: itw.Born.To.Burn.RiipFest2018.mp3


Danforth :
Le groupe assure comme nous nous y attendions. Il faut dire qu’il y a de l’expérience et de l’envie sur scène. Le groupe assure (au pied levé) l’absence de Primal Age, qu’ils en soient remerciés. Nous les avions vus lors de la première édition de la crème du Pit, c’est agréable de les revoir pour la 4ème édition du Riip Fest.



Le public était là pour eux. Les mosher ont pu s’éclater sans se faire mal bien sûr. Une énergie sans faille. Un discours qui va bien au passage et le tour est joué.



Une belle partie de plaisir.

Teething :
Quelle boucherie ! Un véritable rouleau compresseur. Leur grindcore est d’une redoutable efficacité. Un son sans concession. Tout à fond. Comme le dit le groupe pour ceux qui ne connaîtrait pas le style : « nous allons jouer 5 titres en 3 minutes ».



Et ça pogote, ça slame. Et quand le chanteur invite le public à monter sur scène, c’est encore un peu plus le bordel. Heureusement qu’il y a encore des bras pour porter les slameurs. Le groupe donne sans compter dans une chaleur presque suffocante. Ça fait du bien de voir gentiana sans dessus dessous.



Un bel échange sur de la musique extrême : violence et respect mélangé.



Le groupe connait déjà la ville de Tours, suite à leur passage il y a quelques années au Canadian Café. Il y a une partie de leur prestation au Canadian Café qui a été mise sur leur dernier album. Pour savoir de quoi il s’agit, écoutez leur interview.

Pour écouter l'interview :

Pour télécharger l'interview: itw.Teething.RiipFest2018.mp3


Get the shot: mais où vont ils chercher une telle intensité ? Quel engagement de la part du groupe et du public. Tout le monde se donne à fond. Ça bouge énormément dans le pit. Musique extrême, discours pour une meilleure prise de conscience : non au racisme, non au sexisme, non au discours identitaire !



Dommage que l’enceinte à droite de la scène de fasse des siennes. Sinon nous en aurions pris encore bien plus dans la figure. En même temps, vu la chaleur et l’humidité, le matériel est soumis à des conditions aussi extrêmes que la musique proposée.



Invitation au stage diving, partage du micro, descente du chanteur dans le public. Tout est fait pour exciter les festivaliers.



Une belle leçon de hardcore de la part des québécois.

Le Riip Fest commence bien. Tout le monde joue le jeu. Personne ne s’économise. Ce qui laisse augurer du meilleur pour la seconde journée du festival.

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